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La résistance dont ont fait preuve mercredi les indices boursiers américains reste fragile au vu des scores négatifs qu’ils affichent ce jeudi après deux heures de cotation. Le début de la séance du jour reste en effet influencé par les inquiétudes des opérateurs vis à vis de l’évolution des prix du baril. Le Nasdaq cède 0,65% à 1976 points tandis que le Dow Jones abandonne 0,2% à 10243 points.

Les opérateurs espéraient un geste concret de la part de l’OPEP afin de juguler la hausse des cours du pétrole. En décidant de relever de 2 millions de barils leurs quotas à compter du 1er juillet, les pays membres du cartel réunis aujourd’hui à Beyrouth ne répondent pourtant que de façon partielle aux inquiétudes des spécialistes du secteur.

La hausse des quotas annoncée, de deux millions de barils par jour, à compter du 1e juillet, sera suivie le 1er août d’un hausse supplémentaire de 0,5 million de barils par jour. Les pays membres du cartel se réuniront le 21 juillet pour juger de l’évolution de la situation. Mais celle-ci pourrait cependant rester tendue. En effet, compte tenu du fait que l’OPEP dépasse d’ores et déjà ses quotas de l’ordre de 2,3 millions de barils, la hausse annoncée aujourd’hui ne devrait donc probablement avoir aucun impact sur le marché.

Pétrole: la hausse des quotas peine à rassurer.

Les opérateurs espéraient un geste concret de la part de l’OPEP afin de juguler la hausse des cours du pétrole. En décidant de relever de 2 millions de barils leurs quotas à compter du 1er juillet, les pays membres du cartel réunis aujourd’hui à Beyrouth ne répondent pourtant que de façon partielle aux inquiétudes des spécialistes du secteur.

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Pour preuve les cours du pétrole, qui s’étaient hier nettement tassés, accentuent à présent leur hausse initiale du début de journée. A Londres, le prix du baril de Brent de mer du Nord progresse de 25 cents à 37,1 USD sur l’IPE, tandis qu’à New York, le prix du baril de light crude oil s’apprécie de 45 cents à 40,4 USD.

La hausse des quotas annoncée, de deux millions de barils par jour, à compter du 1e juillet, sera suivie le 1er août d’un hausse supplémentaire de 0,5 million de barils par jour. Les pays membres du cartel se réuniront le 21 juillet pour juger de l’évolution de la situation. Mais celle-ci pourrait cependant rester tendue. En effet, compte tenu du fait que l’OPEP dépasse d’ores et déjà ses quotas de l’ordre de 2,3 millions de barils, la hausse annoncée aujourd’hui ne devrait donc probablement avoir aucun impact sur le marché.

Le recul des indices reste néanmoins contenu aujourd’hui par l’annonce de la révision en hausse par le Département du Travail américain de son estimation de croissance de la productivité manufacturière au cours du premier trimestre. Il vient en effet d’indiquer que celle ci s’était élevée sur la période à 3,8% et non 3,5% comme annoncé le mois dernier en première lecture. Cela marque une amélioration par rapport au quatrième trimestre où la productivité avait atteint 2,5%. Le département américain du Travail a par ailleurs communiqué des chiffres rassurants, quoique inférieurs aux attentes, sur la situation du marché de l’emploi outre Atlantique. Les demandes d’inscriptions au chômage se sont en effet établies à 339 000 aux États Unis la semaine dernière, soit 6 000 de moins que la semaine précédente.

On note aussi que sans surprise, les commandes industrielles ont enregistré un repli au mois d’avril après avoir effectué un spectaculaire bond en avant de 5% le mois dernier (chiffre révisé en hausse par rapport à une estimation initiale de +4,3%).

US : l’ISM des services chute en mai.

Selon les données publiées par l’Institute for Supply Management (ISM), l’indice des directeurs d’achat du secteur des services est ressorti en baisse à 65,2 points sur le mois de mai, contre un indice de 68,4 en avril.

Les économistes attendaient en moyenne un indice des directeurs d’achat en baisse à 66 points pour le mois de mai. L’indice ressort supérieur à la barre des 50 points, ce qui signifie que les secteur des services est en expansion. Par ailleurs, la composante de l’emploi a continué son amélioration, avec un indice de 56,3 points en mai, contre 54,5 le mois précédent. Déception en revanche concernant l’indice des directeurs d’achats dans le secteur tertiaire américain établi par l’Institute for Supply Management, qui est ressorti à 65,2 au titre du mois de mai, contre 68,4 en avril et 65,8 en mars. Le repli est plus marqué qu’attendu par les analystes.

Sur le front des valeurs.

le secteur de la distribution est particulièrement entouré, du fait notamment de la publication des chiffres mensuels de vente de Wal Mart. Le premier groupe de distribution à l’échelle mondiale, a réalisé une belle performance le mois dernier puisque durant les quatre semaines allant au 28 mai, il a vu ses ventes grimper de près de 13% à 21,43 milliards de dollars, grâce notamment au dynamisme de sa chaine Sam’s Club. Pour le mois de juin, la direction continue de viser une progression des ventes comprises entre 4% et 6% mais indique que celle ci devrait s’établir cette fois dans le bas de la fourchette. Le titre Wal Mart progresse de 0,6% à 56,7 USD.

  • Le groupe de distribution JC Penney a également réalisé une bonne performance au mois de mai. Ses ventes de détail ont grimpé de 9,1% à 1,042 milliard de dollars sur une base comparable. Au total, en incluant les ventes en ligne et catalogue (inchangées à 179Mls$), le groupe texan fait état d’une progression de 7,6% de son chiffre d’affaires à 1,221 milliard de dollars. Pour le mois de juin, la direction table sur une croissance dans le base de la fourchette à un chiffre et sur des ventes en ligne/catalogue stables. Le titre JC Penney cède 1,7% à 35,4 USD.
  • De son côté, le premier distributeur de matériels électroniques aux États-Unis, le groupe américain Best Buy a bénéficié de l’engouement pour les télévisions et caméras digitales, les lecteurs MP3 et autres ordinateurs portables puisqu’il a enregistré au mois de mai une croissance de 8,3% de ses ventes à périmètre comparable au premier trimestre (+17% à 5,47Mds$ en données brutes). Cette performance se situe dans le haut de la fourchette +7%/+9% fixée initialement par la direction. Best Buy voit cependant son action reculer de 1,4% à 52,7 USD.
  • On note qu’Intel cède 1,6% à 27,6 USD. Le géant des semi-conducteurs doit faire le point après Bourse sur ses perspectives.
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