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Les valeurs américaines accroîssent leurs pertes en milieu de matinée à Wall Street, après la batterie de statistiques économiques du jour. Le Dow Jones cède 0,7% à 9169 pts, tandis que le Nasdaq et le S&P; 500 perdent tous deux 0,9% à 1718 et 981 pts.

Agréablement surpris hier par la confirmation du repli du nombre de demandes hebdomadaires d’allocation chômage en dessous des 400000, les opérateurs se montrent peu convaincus par la légère baisse du taux de chômage, à 6,2% de la population active (contre 6,4% en juin). Il semble que l’annonce de la destruction de 44000 emplois sur la période, là où une stabilité était attendue, ait relancé le débat autour de la capacité de l’économie américaine a créer des emplois nouveaux malgré l’accélération de la croissance observée au second trimestre (+2,4%) et qui devrait se confirmer durant la deuxième moitié de l’année.

Par ailleurs, la publication par le département du Commerce des dépenses et revenus des ménages au mois de juin (+0,3% chacun) laisse les intervenants de marbre. Pourtant, l’indice ISM manufacturier, pour le mois de juillet, indique que l’activité est officiellement en zone de croissance. En hausse de 2 points, à 51,8, il est en ligne avec les prévisions. De même, l’indice de confiance des ménages US (au sens de l’Université du Michigan), pour la même période, est ressorti à 90,9 points, légèrement supérieur aux attentes (90,3).

La réaction des marchés aurait été toute autre si les prévisions des analystes avaient été largement dépassées.

Les intervenants financiers estiment que les variations constatées sont déjà intégrées dans les cotations. C’est pourquoi, la dégradation inattendue du marché de l’emploi semble avoir un impact démesuré.

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Du côté des valeurs, Walt Disney a publié jeudi soir un chiffre d’affaires de 6,175 milliards de dollars, en hausse de 6,6% par rapport à la même période un an plus tôt, et un résultat net de 400 millions de dollars, en progression de 9,9% en glissement annuel. Cela porte à 19 cents le Bpa de la période, un niveau supérieur au consensus. Le titre prend 2,5% à 22,46 USD. Pressenti en hausse en pré-ouverture, Chevron Texaco, deuxième compagnie pétrolière américaine, a publié un bénéfice net trimestriel en forte hausse, à 1,6 milliard de dollars, soit 1,5 dollar par action, contre 407 millions (39 cents par action) pour le deuxième trimestre 2002. La tendance avérée n’est finalement pas celle escomptée, puisque le titre cède 0,8% à 71,55 USD.

  • A l’ouverture, le cigarettier Altria progressait de 2,8%, après qu‘une décision de justice refuse de dédommager un ancien fumeur. En milieu de matinée, il ne gagne plus que 1,7% à 40,70 USD. Lockheed Martin, premier groupe de Défense américain, a annoncé la conclusion d’un accord avec la firme ACS portant sur le rachat de la division IT, à destination des institutions gouvernementales. Le montant de la transaction s’élève à 658 millions de dollars. Le marché ne sur-réagit pas, et suit le mouvement baissier général. Le titre cède 0,9% à 51,86 USD.
  • Kodak, leader mondial du secteur des films photographiques, a annoncé la signature d’un accord portant sur l’acquisition de Laser-Pacific Media, (post-production) au prix unitaire de 4,22 USD par action, valorisant ainsi la cible à 30,5 millions de dollars. L’action Kodak abandonne 0,1% à 27,59 USD.
  • L’opérateur AT&T; voit son titre augmenter de 3%, à 21,89 USD, à la suite de la suspension des relations contractuelles à venir entre son concurrent WorldCom et les autorités fédérales. La raison invoquée relève de l’éthique de la compagnie visée par la mesure. Enfin, les gestionnaires réagissent à l’abaissement de la recommandation sur le titre Johnson & Johnson par la banque d’affaires Merrill Lynch, passant de ‘achat’ à ‘neutre’. A New York, le groupe pharmaceutique voit son titre décliner de 2,5% à 50,48 USD.
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