Partager est savoir!
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les types.

Les types des monnaies et de tous les monuments monétiformes sont extrêmement variés en numismatique. Les plus anciens sont des motifs géométriques, des représentations d’animaux, de plantes, d’êtres fabuleux tels que le sphinx et le griffon, de dieux, ainsi que d’attributs de ces derniers (se reporter aux articles sur les divinités Greco Romaines). Déjà chez les Grecs ces motifs acquièrent un caractère héraldique.

A partir du règne d’Alexandre le Grand, le portrait devient le principal type monétaire. En Grèce, on rencontre généralement la tête seule. On la retrouve aussi dans les séries romaines, et, de nos jours, elle est presque exclusivement adoptée partout.

Le buste, rare chez les Grecs, est très fréquent dans la série romaine et dans les temps modernes. Le buste confère à l’effigie un caractère de majesté.

Rares sont les représentations en pied : la monnaie ne s’y prête guère, mais des princes et des évêques sont figurés assis. D’ordinaire, l‘effigie est unique. Parfois il y en a deux. On peut rencontrer des portraits conjugués comme c’est le cas pour certaines pièces des Ptolémées.

  • Elles peuvent être affrontées comme sur une monnaie d’Octavie et de Néron, et comme se plaira à la fin du XVIIIe siècle Th.Van Berckel à disposer les bustes de nos gouverneurs généraux sur des jetons.
  • Elles peuvent être adossées, ainsi que c’est le cas pour les têtes d’Auguste et d’Agrippa sur les monnaies de Nîmes.
  • Elles peuvent enfin se trouver juxtaposées, ainsi que cela se voit beaucoup sur beaucoup de sous d’or byzantins.

Les monnaies grecques et romaines comportent beaucoup d’éléments relevant de la mythologie. Le christianisme fit disparaître peu à peu ce décor. Sur les monnaies romaines, à partir du IVe siècle après Jésus-Christ, apparaissent le chrisme et le labarum. Les Byzantins y introduisent l’image du Christ et celle de la Sainte Vierge. Sous les Carolingiens, la croix règne sur les monnaie, et s’y maintiendra pendant tout le moyen âge. Les saints y paraîtront à leur tour en tant que patrons et protecteurs choisis par des princes, des évêchés, des abbayes. Des reliques et des reliquaires les accompagnent.

Nous avons vu que, déjà chez les Grecs, toutes sortes de motifs avaient acquis la valeur d’armoiries. Les armoiries proprement dites apparaissent sur les monnaies à partir du XIIIe siècle et, au cours des âges acquièrent une importance de plus en plus grande. tantôt elles occupent le droit, tantôt le revers. Au XVIIIe siècle, elles prennent une importance extraordinaire; les blasons se font de plus en plus compliqués; ils envahissent le champ tout entier.

On rencontre aussi sur les monnaies toutes espèces d’édifices. Dès l’antiquité, monuments, temples, statues, ports, forteresses, villes, fournissent matière à donner aux espèces un caractère distinctif permettant de les identifier aisément. Enfin, on peu y relever toutes sortes de manifestations de l’activité sociale : conclusion de traités, scènes de la vie publique, épisodes militaires, etc.


Les légendes.

Les monnaies sont d’ordinaire munies d’une inscription. C’est la légende; celles qui en sont privées sont dites monnaies muettes ou anépigraphes.

Les légendes sont d’ordinaire dans la langue du pays; cependant la langue latine s’est maintenue longtemps après le développement des langues modernes : elle continua d’être utilisée jusqu’à la fin de l’ancien régime. Les toutes premières inscriptions en langue française apparaissent au cours du XIe siècle. Ordinairement, les monnaies sont monolingues. La suite des lettres se développe en courbe parallèle au bord, sur une ou plusieurs lignes concentriques, ou est disposée en encadrement du type, de façon à obtenir un effet décoratif.

Les lettres sont parfois liées; elles peuvent aussi s’unir pour former des monogrammes d’aspect plus ou moins décoratif, ainsi que cela se présente sur les monnaies carolingiennes et les imitations de celles-ci. La longueur des légendes et le peu d’espace dont disposaient les graveurs ont incité ceux-ci à recourir fréquemment à des abréviations dès les temps les plus anciens. Ces abréviations sont identiques à celles que l’on rencontre en paléographie.

  • Au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle, on a abusé, surtout en Allemagne, des abréviations par suspension, ce qui rend la lecture extrêmement difficile. Il est souvent nécessaire de recourir à des ouvrages spéciaux pour pouvoir les résoudre.
  • Le moyen âge et les temps modernes ont introduit parmi les légendes des devises et des invocations. Ces devises sont tantôt empruntés à la Bible et aux livres liturgiques, tantôt ce sont celles qui accompagnent d’ordinaire les armoiries. Les invocations placent la monnaie sous la protection de Dieu, du Christ ou des saints. Petit à petit, elles ont été reléguées sur la tranche d’où elles tendent à disparaître aujourd’hui. Les pièces de 5 francs belges en argent à 900 millièmes portaient encore sur la tranche Dieu protège la Belgique. Les mêmes pièces de 20 francs en argent à 650 millièmes n’ont plus que le mot Belgique trois fois répété.

80.000 français collectionnent des monnaies en France. La numismatique est avant tout une passion mais peut se  révéler un bon placement sur le long terme. Les échos.