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Augustus Saint-Gaudens, Artiste, Architecte
Naissance : 1848 – Décès : 1907
Augustus Saint-Gaudens est l’un des principaux représentants de la Renaissance américaine, période de la fin du XIXème siècle qui verra l’éclosion d’importants programmes décoratifs et architecturaux aux États-unis.
L’œuvre de Saint-Gaudens, surnommé le « Michel Ange américain », témoigne d’une profonde influence française, notamment dans le domaine de la sculpture monumentale. Il est l’auteur de nombreux bas-reliefs en bronze qui sont autant de portraits des plus grands représentants de la société de son temps. Augustus Saint-Gaudens devient ainsi l’acteur et le témoin d’un certain âge d’or américain.

Son œuvre

Son œuvre variée oscille entre réalisme et idéalisme. Ses bas-reliefs témoignent d’une recherche de la vérité instantanée, poétique et souvent chromatique qui correspond aux innovations contemporaines en peinture. Ce grand humaniste venant de l’enseignement académique est aussi un moderne.
L’intérêt de Saint-Gaudens pour l’art numismatique remonte à son apprentissage de tailleur de camées dans les années 1861/1864. Cependant, ce n’est qu’en 1889 qu’il reçut sa première commande de médaille commémorative officielle pour le centenaire de l’investiture de Georges Washington. Suivront de nombreuses autres médailles : en 1893, pour l’Exposition Colombienne de Chicago, en 1896, pour la commémoration du Quadricentenaire de la découverte de l’Amérique, enfin en 1905 à l’occasion de l’investiture de Théodore Roosevelt.

En 1904, le président Théodore Roosevelt fait part au ministère des finances de son désarroi vis-à-vis de la monnaie américaine qu’il juge fort peu esthétique et suggère le nom d’Augustus Saint-Gaudens pour la rénover. En janvier 1905, déjà bien affaibli par le cancer, Saint-Gaudens reçoit la commande officielle des pièces de 10 dollars, de 20 dollars ainsi que la nouvelle pièce de un cent. C’est la première fois que l’on confit à un artiste extérieur à l’administration de la Monnaie, la réalisation d’un tel projet.

Dès le mois de novembre, Saint-Gaudens commence à travailler sur les esquisses et réalisa en tout plus de soixante dix maquettes de pièces de monnaie. En janvier 1906, le sculpteur informe le ministère des finances qu’il travaille pour le double aigle ou pièce de 20 dollars, sur une maquette à fort relief, voulant évoquer les hauts-reliefs de l’Antiquité grecque. Mais, une telle technique pose problème aux frappeurs de monnaie et Saint-Gaudens doit finalement diminuer le relief des pièces. Émises quelques mois après la mort du sculpteur en 1907, elles seront battues jusqu’en 1933. Considérées aujourd’hui encore comme les plus belles pièces de monnaies américaines, elles ont, de ce fait, renouvelé l’art numismatique de ce pays.

En novembre 1905, lorsque Saint-Gaudens commença ses croquis d’une Liberté marchant à grand pas, pour les nouvelles monnaies en or des États-Unis, le Président Théodore Roosevelt suggéra le remplacement du bonnet phrygien traditionnel par une coiffe amérindienne à plumes. Saint-Gaudens en fit rapidement des esquisses et réalisa, sur l’avers, un profil féminin incarnant la Liberté surmonté d’une coiffe d’Indien. Sur le revers, il reprit l’aigle de la médaille de l’investiture de Georges Washington. « 

 

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