Malgré leur vive progression ces derniers mois, le cuivre, l’aluminium ou encore le zinc devraient flamber l’an prochain. La demande reste très soutenue et l’offre ne suit pas.

Beaucoup le pensent : les métaux de base, dont les prix ont déjà bien augmenté, devraient poursuivre leur envolée l’an prochain. Voire au-delà. Cette tendance pourrait même s’étendre à l’ensemble des matières premières qui, malgré les hausses parfois spectaculaires enregistrées ces trois dernières années, demeurent dans leur ensemble largement sous-évaluées. C’est le cas de l’or, du sucre, ou encore du pétrole. S’agissant des métaux de base, la demande continue à avoir un fort potentiel et peut donc surprendre encore à la hausse, tandis que des offres additionnelles sont décevantes.

En effet, de l’avis quasi-unanime, la demande (notamment chinoise et indienne) demeurera très soutenue, alors que les nouveaux projets de mise en production et de développements miniers prennent du retard ou ne sont pas suffisants pour faire face sereinement à la demande. Les stocks sont, globalement, faibles.

Combien pourraient atteindre ces hausses ?

Globalement, certaines banques d’affaires viennent de réviser à + 5% ses prévisions de prix de l’once d’or pour le premier trimestre . Sur le marché au comptant du London Metal Exchange (LME), le cuivre serait en moyenne de 3 581 dollars la tonne d’ici à décembre, contre une prévision initiale de Barclays de 3 400. En moyenne sur 2020, la progression atteindrait 24% à 3 600 dollars contre 2 900 estimés auparavant. Cette semaine, ce marché au comptant a frôlé les 4 000 dollars, tandis que les contrats sur le terme à trois mois touchaient de nouveaux records, à plus de 3 885 dollars. Depuis début septembre, le métal rouge a déjà gagné 10%.

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Des données économiques moroses et des tensions géopolitiques accrues au Moyen-Orient ont fait grimper les prix de l’or en dollar à 1 554,00 $ / once, le plus haut cours depuis début septembre.
Des données économiques moroses et les tensions au Moyen-Orient stimulent la demande monnaies et de lingots, les métaux précieux sont le refuge préféré des investisseurs mondiaux fuyant les turbulences géopolitiques ainsi que les risques de récession et l’inflation.
Les contrats à terme sur l’or de février ont augmenté de 25,90 $, ou 1,6%, pour atteindre 1 554,00 $ l’once troy sur la division Comex du New York Mercantile Exchange. Il s’agit du plus haut niveau depuis septembre.

Les retombées géopolitiques de l’assassinat de Qassem Soleimani par les forces américaines en Irak se répercutent toujours à Wall Street. Les États-Unis déploieraient 3 500 soldats supplémentaires au Koweït pour contrer d’éventuelles représailles contre l’Iran. Pour l’Iran, la mort de Soleimani exigera probablement une réponse directement de Téhéran ou de ses mandataires dans la région. S’il est peu probable que l’Iran affronte directement l’armée américaine, il peut viser les intérêts américains dans la région. I

Mais il n’y a pas que le cuivre.

Barclays Capital considère que sur le marché au comptant, l’aluminium coûtera en moyenne 1 900 en 2020 contre des prévisions antérieures de t 1 850 dollars. Le marché testera même les 2 000 dollars la tonne. Le nickel et le plomb moins bien lotis que les autres

Mais c’est le zinc qui serait le métal favori des marchés.

il grimperait encore de 20% par rapport au prix moyen de 1 299 dollars la tonne au dernier trimestre. Quant à l’étain, face à la production décevante indonésienne, les 7 000 dollars seront vraisemblablement dépassés ces prochains trimestres : il est aujourd’hui à environ 6 575 dollars sur le marché à terme de Londres. Pour la banque hollandaise ING, le minerai de fer, quant à lui, gagnerait encore 10% l’année prochaine.

Deux métaux seulement semblent moins bien lotis.

le nickel, dont les prévisions de prix ont été révisées à la baisse à 14 989 dollars contre 15 400, ainsi que le plomb. En effet, la production du métal raffiné a relativement bien progressé cette année (+ 10%), ce qui le conduirait à guère plus de 1 000 dollars sur le terme à trois mois contre 975 dollars environ actuellement.

Une chose est certaine : pour le canadien Falconbridge, l’un des acteurs majeurs de la scène du nickel et du cuivre, les prix de ces métaux, pris dans leur ensemble, seront plus élevés ces dix prochaines années que les dix précédentes. Ce qui, d’ailleurs, expliquerait les mutations qui se dessinent au sein du monde industriel minier avec des géants comme BHP Billiton, Rio Tinto ou encore Companhia Vale do Rio Doce, qui examineraient de près des possibilités de reprise de groupes tels que Phelps Dodge, Inco, Falconbridge ou Teck Cominco.