Les prix de l’or ont bondi en avril 2020

Au milieu du chaos causé par la pandémie de COVID-19. Les marchés financiers mondiaux étaient bouleversés par la pandémie et ses impacts économiques, et les investisseurs à travers le monde cherchaient des refuges sûrs pour leurs actifs. L’or est devenu une option populaire pour eux.

Le prix moyen de l’or en avril 2020 était de 1679,66 $ l’once. Le plus bas était de 1576,79 $ l’once et le plus élevé était de 1730,61 $ l’once. Le prix moyen de l’or en 2020 était de 1773,73 $.

La propagation du virus et les mesures prises pour le contenir, telles que les verrouillages et les restrictions de voyage, ont entraîné une contraction brutale de l’activité économique et ont suscité des inquiétudes sur la perspective économique mondiale. Dans ce contexte, de nombreux investisseurs se tournent vers l’or en tant qu’actif refuge où ils peuvent placer leurs fonds en temps d’incertitude.

L’avenir du prix de l’or reste incertain, mais les facteurs qui ont stimulé la hausse actuelle des prix devraient persister pour le futur proche. Les efforts de la Réserve fédérale pour soutenir l’économie, tels que la réduction des taux d’intérêt et le lancement d’achats massifs d’actifs, ont également contribué à la hausse des prix de l’or. La pandémie de COVID-19 a également perturbé l’approvisionnement en or, car les opérations minières ont été touchées et la logistique de transport et de raffinage de l’or a été mise à l’épreuve. Cette perturbation de l’offre a contribué à l’augmentation des prix de l’or. Enfin, la demande pour l’or physique, sous forme de pièces et de lingots, a également augmenté en tant que couverture contre la dépréciation de la devise et pour protéger la richesse.

Évolution des Marchés Financiers en avril 2020.

Au cours des dernières semaines, nous avons constaté une baisse de la volatilité sur les marchés financiers, comme le montre l’indice VIX. Cependant, la volatilité reste à un niveau nettement supérieur à la moyenne à long terme.

En parallèle, nous avons également observé un rebond significatif du marché mondial des actions en euros. Le marché a retrouvé un peu plus de 15% depuis son point bas atteint en mars, en particulier aux États-Unis où le rebond a été encore plus important. La meilleure performance hebdomadaire du S&P 500 a même dépassé 12%, la meilleure performance en une semaine depuis 1974.

Il est important de souligner l’importance de la diversification des portefeuilles, ce qui est illustré sur un slide montrant la performance depuis le point haut atteint en février. Les différences de performances montrent que les portefeuilles diversifiés peuvent mieux faire face aux chocs sur les marchés.

En conclusion, la volatilité a baissé sur les marchés financiers tandis qu’un rebond significatif a été observé sur le marché mondial des actions. Cependant, la volatilité reste à un niveau élevé, il est donc important de rester vigilant et de continuer à diversifier ses portefeuilles pour faire face aux chocs sur les marchés.

Les interventions massives de la banque centrale sur les marchés obligataires

Depuis quelques mois, la banque centrale a entrepris des interventions massives sur les marchés obligataires, notamment en matière de dette souveraine et de dette d’entreprises. Cela se traduit par l’achat massif de papier sur les marchés pour maintenir les taux d’intérêt à des niveaux extrêmement bas. Ce support aux banques centrales et aux états permet de soutenir les budgets.

En Europe, en particulier dans la zone euro, le tabou des 3% de déficit budgétaire a été définitivement abandonné. Cela se traduit par des politiques budgétaires très expansionnistes, plus même qu’au cours de la crise financière de 2007-2008. Cette tendance est également observable aux États-Unis et dans d’autres pays émergents, tels que la Chine.

En conséquence, les taux d’intérêt se sont maintenus à des niveaux extrêmement bas. Le taux à 10 ans aux États-Unis est actuellement inférieur à 0,5%, ce qui limite l’intérêt d’investir massivement dans cette classe d’actifs. De même, la courbe des taux en zone euro est encore plus basse aujourd’hui que trois mois auparavant, et même le taux à 30 ans se situe dans le territoire négatif. Cela signifie que l’intérêt pour un investisseur privé d’investir dans ce type de classe d’actifs est limité.

Cependant, sur le marché de la dette d’entreprise, les rendements ont connu une hausse significative. Cela montre un intérêt accru pour les investissements dans ce type de classe d’actifs, malgré les taux d’intérêt toujours très bas.

Par Alexandre Laurent

Alexandre est diplômé de la Normandy School of Business et de l'Université de Perpignan d'une maitrise d'économie en 1995.Alexandre Laurent evolue dans le secteur bijouterie et or d'investissement.

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