Les pièces en or gauloises.

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Les pièces en or gauloises sont des pièces monétaires datant de l’époque gauloise, produites entre le IIIème siècle avant JC et le Ier siècle après JC. Ces pièces étaient principalement utilisées dans les régions de Gaule (actuelle France) et de Germanie.

Les monnaies Gauloises représentent une production monétaire spécifique des peuples Celtes continentaux, datant du IVème au Ier siècle avant JC. Elles tendent à disparaître avec l’établissement de l’Empire romain et les premières années du règne de Tibère.

Les Celtes continentaux, dont on ignore leur nom de nation unifiée, sont appelés « peuples des Gaules » par Jules César dans ses Commentaires sur la guerre des Gaules. Il distingue plusieurs régions spécifiques. Avant les conquêtes de la République romaine, leur territoire couvrait la Belgique actuelle, le Luxembourg, la France, la Suisse, ainsi qu’une petite partie de terres en Allemagne et dans le nord de l’Italie.

Bien que les monnaies aient été utilisées pendant quatre siècles, elles sont considérées comme relativement rares. L’étude de ces productions monétaires est récente, émergeant à la fin du XIXème siècle grâce aux travaux de chercheurs tels que Henri de La Tour, Adrien Blanchet, Jean-Baptiste Colbert de Beaulieu, Louis-Pol Delestrée et Marcel Tache. Leurs publications sont encore la base des recherches actuelles en début de XXIème siècle.

Les monnaies produites par les peuples Celtes insulaires, tels que les Brittons, bien qu’elles présentent parfois des similitudes pour certains types, appartiennent à un autre domaine de la numismatique antique.

Des monnaies et des peuples Gaulois.

Chaque peuple Gaulois, il y en avait environ soixante, était indépendant en matière de monnayage, certains produisant plus que d’autres, mais il est probable que les pièces en métaux précieux circulaient entre les peuples voisins.

L’apparition de la monnaie sous forme de pièces a eu lieu en Gaule au Ve siècle avant JC avec la colonie grecque de Phocée établie à Marseille. La Massilia phocéenne y a frappé des oboles et des drachmes, entre autres. Deux autres colonies grecques plus ou moins contemporaines sont connues à Agde et à Béziers.

Il est possible que, avant l’utilisation de la pièce de monnaie, ces peuples aient utilisé d’autres objets pour leurs échanges. Ce sujet a été soulevé par La Tour et Blanchet, mais n’a pas encore été résolu.

L’utilisation de la monnaie s’est progressivement répandue parmi les peuples limitrophes situés dans la vallée du Rhône. La monnaie typiquement Gauloise est apparue au IVe siècle avant JC et a évolué sous l’influence du commerce et du mercenariat celtique avec les Grecs, avec des designs inspirés de la monnaie grecque, en particulier la monnaie macédonienne sous Philippe II de Macédoine et son fils Alexandre le Grand.

Les modes de production étaient la frappe au marteau et le moulage.

Au IIe siècle avant JC, le monnayage a connu une forte croissance et les peuples possédant des mines d’or, tels que les Arvernes, ont frappé des statères, ce qui était aussi un moyen d’affirmer leur souveraineté et leur puissance. Au Ier siècle avant JC, les Parisii ont produit leurs statères d’or à cheval.

Voici quelques exemples de ventes de monnaies gauloises en or de ces dernières années :

  • En 2020, une monnaie en or des Allobroges datant de 50 av. JC a été vendue aux enchères pour un montant de 150 000 euros. Cette monnaie, qui pesait environ 5,5 grammes, était en excellent état de conservation et avait une pureté de 90% d’or.
  • En 2018, une monnaie en or des Arvernes datant de 60 av. JC a été vendue aux enchères pour un montant de 120 000 euros. Cette monnaie, qui pesait environ 4,5 grammes, était également en excellent état de conservation et avait une pureté d’environ 85% d’or.
  • En 2016, une monnaie en or de la tribu des Eduens datant de 80 av. JC a été vendue aux enchères pour un montant de 90 000 euros. Cette monnaie, qui pesait environ 3 grammes, était également en excellent état de conservation et avait une pureté d’environ 90% d’or.

Les pièces en or gauloises étaient produites en utilisant des techniques de fonte et de martelage, avec une pureté allant jusqu’à 90% d’or. Les pièces les plus courantes pesaient entre 2,5 et 5 grammes, mais certaines pièces plus rares pouvaient peser jusqu’à 12 grammes. Les pièces étaient souvent frappées avec des symboles ou des images liées à la religion, à l’histoire ou à la culture gauloise.

Il existe plusieurs types de pièces en or gauloises, chacune ayant sa propre histoire et sa propre signification. Les pièces les plus courantes sont les statères, qui étaient utilisés comme monnaie courante pour les échanges commerciaux. Les aurei, qui étaient utilisés comme monnaie de prestige et étaient souvent utilisés pour les transactions importantes. Il y a aussi les quinarii, une pièce de moindre valeur utilisée pour les petites transactions courantes.

Les pièces en or gauloises ont également une grande valeur historique et culturelle. Elles nous donnent un aperçu de la vie économique, sociale et culturelle des Gaulois, et nous permettent de mieux comprendre leur histoire et leur civilization. Les pièces en or gauloises sont également très recherchées par les collectionneurs en raison de leur rareté et de leur état de conservation généralement excellent.

Caractéristiques des monnaies gauloises

Les monnaies gauloises sont caractérisées par une absence d’inscriptions ou de caractères alphanumériques sur la plupart des pièces, ce qui pose un défi aux chercheurs. Les différents peuples gaulois produisent des styles et des types de monnaies très variés, allant des plus rustiques aux plus élaborés, selon Henri de La Tour qui a publié un livre considéré à l’époque comme complet sur ce sujet. Les représentations sur ces monnaies reflètent l’art celtique, comprenant des animaux, des formes anthropomorphiques stylisées, et des figures géométriques. Les métaux utilisés comprennent l’or, l’argent, le cuivre, l’électrum et un alliage appelé potin. La forme dominante est la pièce circulaire, mais d’autres artefacts tels que des billes en or à la croix et des roues en bronze cerclées sont également trouvés.

Certaines monnaies sont clairement inspirées par les monnaies les plus courantes de l’Antiquité occidentale, telles que le statère d’or de Philippe II de Macédoine. Les mercenaires gaulois rapportant ces pièces les ont utilisées comme source d’inspiration pendant de nombreuses années. Les mentions originales sur ces monnaies gréco-macédoniennes, probablement mal comprises par les graveurs celtes, ont évolué en motifs géométriques et souvent disparu.

Parmi les premières productions avec des mentions alphabétiques, on trouve des monnaies d’argent de la vallée moyenne du Rhône, étudiées par André Deroc qui les divise en quatre groupes, dont une grande partie est attribuée aux frappes des Allobroges. Les monnaies gauloises les plus remarquables incluent celles avec le buste IALIKOVESI (type I), celles au cavalier (type IV), les monnaies allobroges à l’hippocampe et au bouquetin, et les monnaies au cheval galopant Cavare (anépigraphes ou avec la légende IAZUS et VOL). Les productions monétaires des Rèmes constituent également une exception, avec des inscriptions sur le revers en relation avec les motifs gravés, comme sur le statère de Vercingétorix.

Monnaies en or des Allobroges.

Les Allobroges étaient un peuple gaulois qui habitait dans la région des Alpes, comprenant actuellement une partie de la France et de la Suisse. Les Allobroges ont commencé à frapper des monnaies en or au IIIème siècle avant JC, et ont continué jusqu’au Ier siècle avant JC. Les monnaies en or des Allobroges ont été produites avec une pureté allant jusqu’à 90% d’or.

Les monnaies en or des Allobroges étaient principalement utilisées pour les échanges commerciaux, mais elles étaient également utilisées comme monnaie de prestige. Les monnaies en or des Allobroges étaient souvent frappées avec des symboles liés à la religion, à l’histoire ou à la culture allobroge. Les monnaies en or les plus courantes étaient les statères, qui pesaient entre 2,5 et 5 grammes. Les aurei, qui étaient utilisés comme monnaie de prestige et pesaient jusqu’à 12 grammes.

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