Les mines d’or. 5000 ans d’histoire.

Répandre l'amour.
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L’histoire des mines d’or remonte à l’aube de l’humanité, alors que les premières formes d’extraction métallurgique voyaient le jour. Dès le troisième millénaire avant notre ère, des mines d’or furent découvertes et mobilisèrent des millions d’orpailleurs, ces chercheurs d’or qui parcouraient le monde à la recherche de richesses. Cette ruée vers l’or a souvent engendré des conflits et des colonisations, parfois même de continents entiers.

Malheureusement, seules quelques mines permettaient une exploitation durable, sous forme de mines plus ou moins profondes, entraînant une rareté extrême de l’or jusqu’au XIXe siècle. Cependant, l’industrialisation massive des modes d’extraction à partir des années 1890 a eu des conséquences néfastes sur l’environnement et l’écosystème.

En raison de l’importance des monnaies basées sur l’argent extrait des mines, le commerce mondial a longtemps été influencé par les richesses et les conflits liés à l’or. La généralisation du billet de banque a été un prétexte pour passer progressivement à l’étalon-or, entraînant une colonisation encore plus massive au cours du XIXe siècle.

Aujourd’hui, la moitié de l’or extrait ou recyclé est utilisé pour la joaillerie, tandis que 37 % est destiné au secteur industriel de l’électronique. L’histoire tumultueuse des mines d’or a laissé sa marque sur le monde, à la fois sur le plan économique et environnemental.

Les mines d’or antiques, symbole de puissance.

Dans le Proche-Orient ancien, ont généré des récits légendaires tels que celui de Jason et la Toison d’Or. Les archéologues se posent encore des questions sur l’origine et l’utilisation de l’or, ainsi que sur les méthodes d’extraction. Les plus anciennes mines d’or retrouvées à ce jour sont liées à la culture Kouro-Araxe et datent de 3400 à 2000 ans av. J.-C. Les mines d’or du Mont Tmole ont constitué la base de la puissance de la Lydie au VIe siècle av. J.-C., avec l’émergence de l’idée d’un monopole d’État sur la production de la monnaie et de l’or. Les Gaulois étaient également de remarquables mineurs d’or, exploitant les rivières et les montagnes pour produire des bijoux et accumuler des trésors. Les techniques d’exploitation variaient, telles que la technique hydraulique dans les Pyrénées. Des régions telles que les Ardennes, les Pays de la Loire, l’Auvergne, le Limousin, l’Aquitaine et les Pyrénées renferment des gisements d’or alluvionnaire ou de roche. En Limousin, la prospection aérienne, la photo-interprétation et les recherches dans les archives ont permis d’inventorier quelque 230 mines d’or antiques.

L’importance des mines d’or à travers l’exemple chinois.

En Asie orientale, la rareté relative des anciens gisements d’or explique la faible importance de ce métal précieux dans l’histoire politique et économique de la région. Contrairement à l’Europe, les États et les marchands chinois ont préféré l’usage de l’argent comme moyen de paiement de l’antiquité jusqu’au XXe siècle. Les mines d’or n’ont pas été considérées comme une priorité en Chine, contrairement à l’Europe où elles ont été l’une des « causes des grandes expansions maritimes » aussi bien mercantiles que coloniales.

Les mines d’or médiévales et l’explosion commerciale qui a suivi.

Au Moyen Âge, le règne de l’argent-métal a été remplacé par le retour des monnaies en or. Sous le règne de Charlemagne, les Francs ont privilégié l’argent pour battre monnaie, condamnant ainsi la production d’or pendant quatre siècles. Les mineurs allemands sont devenus des spécialistes des techniques minières, permettant de localiser les gisements d’argent dans toute l’Europe centrale. L’abondance de l’or dans les trésors royaux à l’époque de Grégoire de Tours explique que l’on ait continué à monnayer un métal qui ne circulait plus dans la société.

Trois grandes cités marchandes d’Italie ont décidé au XIIIe siècle de jouer la carte de l’or en créant chacune une pièce fabriquée dans ce métal, plus difficile à rogner. Le florin, principale monnaie du Moyen Âge et la première en or, est créé en 1252 par la corporation des changeurs et banquiers (Arte del Cambio) de Florence. Gênes crée la même année le genovini d’or. Saint Louis crée en 1264 le gros tournois d’argent et l’écu, appelé aussi Louis d’or, interdisant par la même occasion aux féodaux de battre monnaie.

Les mines du Roi Salomon, situées en remontant le Zambèze par Sofala, ont suscité la croyance chez les Européens qu’elles se trouvaient à l’intérieur de l’immense état du Monomotapa en Afrique orientale, où des orpailleurs étaient présents. Selon la Bible, le Mont Ophir, situé dans le pays d’Ophir, était le plus riche en or de tous et se trouvait à proximité des Indes et de la Mer Rouge. Cette légende a inspiré le roman « Les Mines du Roi Salomon » de l’écrivain britannique Sir Henry Rider Haggard, publié en 1885, ainsi que celui de Roger Frison-Roche, intitulé « La Piste oubliée ». Les ruines du Grand Zimbabwe, ancienne cité de l’Afrique australe située à une quinzaine de kilomètres au sud de Masvingo, étaient au centre de l’Empire Monomotapa (ou Munhumutapa), qui s’étendait sur les territoires du Zimbabwe et du Mozambique.

Le métal était exporté par le port de Sofala, situé à 35 km au sud de Beira, dans la province de Sofala, au sud des deltas du Zambèze. Pendant longtemps, la ville de Kilwa, située bien plus au nord sur Kilwa Kisiwani, l’une des trois îles de l’archipel de Kilwa, dans le district de Kilwa en Tanzanie, dominait la région. Cependant, la petite agglomération de Sofala est devenue l’objet de la concurrence acharnée des colonisations arabes et portugaises.

L’historien portugais Vitorino Magalhaes Godinho fait remonter les origines de l’expansion hispano-portugaise au XIIIe siècle. D’autres centres portugais en Afrique Noire, tels qu’Arguim, la Côte de Guinée et la Côte de la Mine, ont pris le relais en tant que débouchés pour la plupart des productions africaines : or, ivoire, poivre, malaguette et esclaves. Le plus grand monopole connu, couvrant toute la Guinée (sauf Arguim), a été accordé en 1469 pour cinq ans à un bourgeois de Lisbonne, contre 200 000 réaux par an et l’exploration annuelle de 100 lieues de côtes. L’or n’arrivait à la côte qu’en échange de marchandises telles que les grains de Mélinde et les cotonnades de l’Inde. Ensuite, les marchands arabes ont repris le contrôle de Kilwa et de Zanzibar. Toutefois, en 1561, un missionnaire portugais a convaincu le roi de se faire baptiser. Les Arabes présents à sa cour, soucieux de conserver leur influence, ont obtenu son exécution. Une expédition punitive de mille Portugais est partie de Lisbonne en 1569, mais elle a succombé à la malaria en remontant le Zambèze. En 1607, les Portugais ont obtenu la concession de toutes les mines d’or du Monomotapa en échange de leur soutien militaire.

Les Almoravides ont le contrôle des échanges à travers le Sahara.

L’or du Soudan est extrait de vastes territoires qui s’étendent jusqu’au Mali et au Ghana. Selon le professeur d’histoire africaine Raymond Mauny, la production aurait atteint un total de 3,5 tonnes par an sur une longue période. Dès l’année 728, les Arabes ont fondé la ville de Sijilmassa qui est devenue un centre important de commerce de l’or soudanais avec le nord. En 734, Abou Oubaid al-Fakhri a ramené un butin en or du Soudan. Les écrivains arabes des Xe, XIe et XIIe siècles tels qu’Ibn Haouqal, Al-Bekri et Al-Idrisi ont fourni des détails sur les acheteurs de l’or soudanais.

Au IXe siècle, le Ghana est l’un des trois États les plus organisés d’Afrique, avec Gao et le royaume du Kanem-Bornou. Le commerce de l’or a attiré de nombreux marchands d’Afrique du Nord qui cherchaient à contrôler les mines. Au XIe siècle, les souverains ghanéens ont étendu leur empire jusqu’à l’Atlantique et ont pris la ville d’Aoudaghost aux Berbères, située aux confins du Sahara. La capitale du Ghana, Koumbi-Saleh, a été construite près des centres aurifères du Bambouk et du Bouré.

Les Almoravides étaient des tribus berbères Sanhadjas nomades qui se déplaçaient dans le désert entre le Sénégal et le sud du Maroc, en passant par la Mauritanie. Sous la direction d’Abu Bakr Ibn Omar al Lamtouni puis de Youssef Ibn Tachfin, ils ont conquis le riche royaume aurifère du Ghana en remontant les pistes caravanières jusqu’au Tafilalt dans les années 1050. Une carte basée sur les travaux de Vitorino Magalhaes Godinho, reprise par Fernand Braudel, trace les routes des caravanes de chameaux partant de Tombouctou, Gao et Ouadane, ainsi qu’une ville appelée Ghana située à 60 kilomètres à l’ouest de Tombouctou.

Il y avait une forte concentration de mines d’or à l’ouest des villes de Mali et Niani, ainsi qu’en Haute-Volta et dans le nord de la Côte d’Ivoire. L’État almoravide avait le contrôle des flux d’or, des zones de production et des voies d’acheminement, du Ghana jusqu’au bassin méditerranéen. La « Côte de l’Or » guanéenne a développé une « civilisation de l’or » qui s’est étendue jusqu’en Côte d’Ivoire grâce aux migrations de diverses factions du royaume ashanti.

Au Moyen Âge, les Arabes parlaient également de la richesse en or du Soudan, qui arrivait par Le Caire, un grand fournisseur de toutes sortes de marchandises pour l’Occident, via les ports italiens. Au XIIIe siècle, les États européens en pleine croissance économique avaient un besoin pressant de métaux précieux. La ville italienne de Gênes a capté la plus grande partie de l’or africain venant du Soudan, qui a servi de palliatif aux déficits temporaires ou prolongés des mines d’or d’Europe de l’Est, en particulier au XVe siècle, ou de régulateur lorsque les différentiels de production entre l’or et l’argent menaçaient de créer une instabilité monétaire en Europe.

L’or du Soudan a incité les Portugais à conquérir le port de Ceuta, point d’arrivée du commerce de l’or transsaharien. Ils ont recueilli de précieuses informations sur les régions d’Afrique noire d’où provenait le métal. La tentation était grande d’établir un contact maritime pour détourner le commerce des caravanes du Soudan occidental et des musulmans de Berbérie. Après des décennies de reconnaissance de la côte occidentale de l’Afrique, le voyage de Vasco de Gama, en 1498-1499, a finalement consacré son contournement par le cap de Bonne-Espérance. Au XVIe siècle, les voies maritimes ont supplanté les anciennes routes du Sahara.

L’expansion européenne grâce aux mines d’or de la Côte de l’Or du Guana.

Les mines d’or ont été le moteur de l’expansion européenne, en particulier sur la côte de l’Or du Ghana, où le commerce a encouragé l’émergence d’États Akans le long de la route menant aux mines du sud, à travers la forêt, peu peuplée jusqu’à la fin du xve siècle. Au début du xvie siècle, des sources européennes ont mentionné l’existence d’États riches en or dans la haute vallée de l’Ofin (Guana), où les Akwamu vivaient près des mines d’or de Birin. Les Mandingue, des cavaliers venant du Mali, qui avaient fondé les États Haoussas dans le nord du Nigéria et près du lac Tchad, ont émigré vers le sud-ouest et ont fondé les États de Dagomba et de Mamprusi, et ont influencé le développement du royaume Gonja.

Le premier État Akan a été créé au début du xve siècle sur le territoire du futur royaume ashanti, où les Dioula, commerçants de race mandingues, venaient acheter de l’or. Les autres Mandingue se sont inquiétés lorsque la quantité d’or fournie par le royaume de Bono aux Dioula a diminué en raison de l’arrivée de nouveaux acquéreurs sur la côte, les Portugais, en 1471. Ils ont rencontré différents royaumes africains, dont certains contrôlant d’importants gisements d’or. Les Portugais ont construit le château d’Elmina en 1482, le premier établissement européen sur la Côte de l’Or.

Plus tard, au xviie siècle, le royaume Denkyira est apparu sur la côte et le royaume Ashanti et son premier souverain, Obiri Yebora, ont été créés au nord. Son successeur, Osei Tutu, a remporté une série de victoires contre les États voisins grâce aux armes à feu fournies par les Européens. C’est lui qui a reçu le trône d’or, symbole de la puissance des rois ashanti, sur lequel était répandu le sang des prisonniers capturés au combat et sacrifiés, par l’intermédiaire d’un devin célèbre, Okomfo Anokaye. L’archéologie montre que, à l’origine, les forts des Européens sur le littoral ont souvent été construits pour d’autres commerces que les esclaves, notamment l’or, et ont été reconstruits ou renforcés au fil du temps.

La Guinea Company anglaise et la traite négrière sur la côte de l’or.

La Compagnie anglaise de Guinée, à Komenda et Kormantin, sur la Côte-de-l’Or. En 1618, la Compagnie de Guinée est créée à Londres pour le commerce sur les côtes africaines. Sous la direction de Nicholas Crisp à partir de 1625, elle érige des forts à Komenda et Kormantin, contrôlant une quinzaine de bateaux. Les importations d’or à Londres, réalisées pour son propre compte, auraient généré un bénéfice de 500 000 livres sterling au cours des 11 à 12 années suivant l’année 1632.

Face aux critiques en 1631, une nouvelle charte est signée par Charles Ier, créant la « Company of Merchants Trading to Guinea », qui reprend en fait les mêmes actionnaires. La concession de 31 ans s’étend du cap Blanc au cap de Bonne-Espérance. Peu après, en 1636, l’histoire de la Barbade est marquée par le décret sur l’esclavage à vie, autorisant la traite négrière. En 1640, le Parlement britannique, désormais contrôlé par les puritains, reproche au roi l’enrichissement de ses proches et les plantations en Irlande. La Guinea Company est accusée de participer à la traite négrière.

La découverte en 1999 de vestiges d’une manufacture d’objets en verre sur un site ayant appartenu à Nicholas Crisp, probablement destinés à l’Afrique, renforce la probabilité que la compagnie ait participé à la traite négrière. Ces objets sont les mêmes que ceux retrouvés en Amérique et sur la Côte-de-l’Or au Ghana.

À la découverte des mines à ciel ouvert dans la vallée de Cibao par Christophe Colomb.

Après son arrivée dans le Nouveau Monde, Christophe Colomb a découvert que les Indiens possédaient de l’or. Lors de son deuxième voyage en 1493, il a exploré Hispaniola et a observé le lavage d’or dans les rivières. La seule carte connue du découvreur indique la mine d’or de Cibao à l’intérieur des terres. Alonso de Ojeda a découvert ce gisement d’or en 1494 dans la vallée du Cibao, au cœur de la chaîne de montagnes qui traverse l’île. Le gisement de roches volcaniques est énorme et contient du cuivre, du zinc, de l’argent et de l’or. Colomb a fondé La Isabela, la première colonie du Nouveau Monde, qui est aujourd’hui en ruines et difficile d’accès. La deuxième colonie, Santiago de los Caballeros, au sud de Puerto Plata, a prospéré. C’est la plus ancienne ville coloniale du continent américain. Un an plus tard, Pablo Belvis est arrivé d’Espagne avec une grande quantité de mercure pour l’amalgamation. Les premières pépites d’or ont été offertes au Pape et consacrées à la dorure d’un dôme de cathédrale en Espagne. Une cathédrale de l’Immaculada Concepcion de La Vega a été érigée près de Cibao dès 1512.

En 1494, Colomb a ordonné la construction d’une forteresse dans la vallée du Cibao, au sud de Puerto Plata, pour protéger la mine d’or de Hatillo Pueblo Viejo, longtemps considérée comme la plus grande du monde. En 1495, la bataille de la vallée de La Vega Real a eu lieu pour le contrôle de la vallée. L’armée espagnole envoyée par Colomb a affronté 5 000 Taïnos sous les ordres du cacique Gatiguana. Selon la légende, la nuit précédant la bataille, la Vierge de Las Mercedes est apparue aux Espagnols, leur garantissant la victoire. Elle est aujourd’hui la patronne de la République dominicaine.

La vallée est parsemée de nombreuses villes fortifiées destinées à protéger les mines d’or et d’argent à ciel ouvert, dont Cotui, qui s’appelait à l’époque Las Minas. Elle a été fondée en 1505 par Rodrigo Mejía de Trujillo, sous l’ordre du gouverneur espagnol Nicolás de Ovando.

Conquête et colonisation de l’Amérique du Sud : l’or comme enjeu principal

Les promesses de richesses de la mine de Cibao et de l’or des Incas n’ont jamais été tenues par les Espagnols, même après avoir quadrillé toute l’Amérique du Sud à leur recherche. L’importation d’or des Amériques s’élève à environ 1,6 tonne par an dans la décennie 1493-1502, mais chute de 70% dès la décennie suivante lorsque les mines d’or s’épuisent. La plupart des Espagnols partent alors pour Cuba ou le Darién en 1510, puis pour le Mexique en 1519.

En 1502, Francisco de Bobadilla dénonce Rodrigo de Bastidas pour trafic d’or avec les Amérindiens, mais celui-ci est déclaré innocent et Madrid lui octroie une rente annuelle sur la production du Golfe d’Uraba qu’il a découvert en 1501 en Colombie.

En 1508, Alonso de Ojeda et Diego de Nicueza obtiennent l’autorisation de conquérir la Tierra Firme, qui est divisée en deux parties : la Nouvelle-Andalousie (actuelle Colombie) à l’est du Rio Atrato et la Castille d’Or ou Veraguas à l’ouest côté Panama. Ojeda et son lieutenant François Pizarre fondent San Sebastian d’Uraba en 1510 avec cinq caravelles et 500 hommes, mais ils se heurtent aux indiens et seulement 42 hommes survivent, tandis qu’Alonso de Ojeda meurt. L’arrivée de Vasco Núñez de Balboa, plus diplomate, permet la fondation de Santa Maria la Antigua del Darién à l’est du Golfe d’Uraba en 1510, puis la découverte de l’océan Pacifique en 1513 en descendant le Rio Chuchunaque grâce aux indiens.

En 1514, Madrid nomme Pedro Arias Dávila gouverneur de la Castille d’Or, après que Vasco Núñez de Balboa a usurpé les charges de Diego de Nicueza. Avec 19 navires et 1500 hommes, il fonde Acla à 100 kilomètres au nord de Santa Maria la Antigua del Darién. Son lieutenant Tello de Gusman découvre en 1514 le site du futur Panama en face de Nombre de Dios42, où Diego de Nicueza s’était réfugié en 1510. Son autre lieutenant Gonzalo de Badajos est défait par un millier d’indiens réunis par le cacique Parié43.

Vasco Núñez de Balboa, qui s’était vu offrir des quantités d’or par les indiens Kunas, part pour le Pérou. Pedro Arias Dávila le rattrape en 1519 et le fait décapiter. Mais l’or du Darién s’avère difficile à localiser et à extraire le long du Rio Atrato, confondu avec le Rio Choco, source d’or située plus au sud, vers Antioquia. Les indiens se révoltent, s’enfuient et sont victimes d’atrocités, comme le rapporte Bartolomé de las Casas. En 1517, Charles Quint autorise l’importation de 15 000 esclaves noirs pour la production.

Entre la fin du XVIIe siècle et le XVIIIe siècle, l’activité minière demeure centrée sur les Amériques.

La production d’or est stimulée par la pénurie de monnaie qui sévit entre les années 1680 et 1720. Toutefois, l’argent métal surpasse l’or grâce à la production phénoménale du Potosi, en Bolivie, qui atteint 7 à 8 millions de pesos par an à la fin du XVIe siècle. Bien que la production diminue légèrement après 1605, elle se maintient entre 1650 et 1680. Par ailleurs, après 1645, le poids d’argent extrait chaque année sur la planète dépasse celui de l’or dans la proportion de 60 à 1.

Néanmoins, la piraterie perturbe le circuit monétaire de l’argent espagnol. Henry Morgan attaque Cuba en 1668, Maracaibo en 1669 et Panama en 1671. Plus grave, les pirates français terrorisent la côte Pacifique via le Rio Chuchunaque et participent à l’Expédition de Carthagène en 1697, tandis que les terribles corsaires malouins passent le Cap Horn à partir de 1700. La révolution financière britannique de 1688 relance le commerce mondial, mais la « famine monétaire » s’aggrave en raison de la campagne de retrait des métaux précieux menée par les orfèvres londoniens. Ils en profitent pour éliminer les contrefaçons en refondant la monnaie d’argent. Cette action est menée pour combattre la création de la Banque d’Angleterre, qui leur fait concurrence.

Le manque de liquidités pour importer des textiles a donné une chance au coton européen. Selon l’Encyclopédie Universalis, cette « famine monétaire » a stimulé la recherche d’or et l’investissement dans les mines de Santa Cruz de Cana (Panama) et du Minas Gerais brésilien. Grâce aux pompes à eau de Thomas Newcomen, le Brésil a produit en moyenne 9 tonnes d’or par an dans les années 1720, soit trois fois plus que lors des vingt années précédentes.

Le succès de l’or brésilien a suscité l’intérêt de l’Angleterre, qui a signé le traité de Methuen avec le Portugal le 27 décembre 1703. Ce traité a permis aux négociants anglais de s’enrichir grâce aux échanges commerciaux avec le Brésil, où l’or était une ressource importante.

Selon les sources de l’Encyclopédie Universalis et de Britannica, les Espagnols ont ramené d’Amérique latine seulement 330 tonnes d’or pour l’ensemble du xvie siècle, l’argent représentant 97 % de leurs importations de métaux précieux. En revanche, ce sont les Portugais qui ont extrait l’essentiel de l’or, avec plus de 1 200 tonnes extraites des mines du Minas Gerais brésilien entre 1700 et 1820, soit 80 % de la production mondiale.

La mine d’or de Passagem est la plus ancienne de la région. Malgré une première découverte d’or dès 1693, de violents conflits ont retardé la production jusqu’aux années 1720, où la production atteint 9 tonnes d’or par an. Auparavant, la production du Minas Gerais ne dépassait pas 2 ou 3 tonnes d’or par an.

La région dépendait de la Capitainerie de São Vicente. En 1700, la Chambre de São Paulo a émis une requête exigeant son annexion. Cependant, en 1707, deux chefs paulistes ont été lynchés par les « emboabas », surnom donné aux portugais, parmi lesquels Manuel Nunes Viana, propriétaire de lucratives mines. Par peur d’une vengeance, ils ont fui. En 1708, l’affrontement armé a repris. Manuel Nunes Viana a été banni du district de Rio das Velhas, mais les « emboabas » contrôlant deux des trois centres miniers, ils l’ont proclamé gouverneur. Les derniers Paulistes ont reculé vers Paraty et São Paulo.

La ruée vers l’or aux États-Unis au 19ème siècle : les mines de Géorgie et la tragédie de la Piste des Larmes

Le XIXe siècle a été marqué par une explosion de la production mondiale d’or. En Géorgie, dans les années 1830, les concessions-loteries ont permis aux colons blancs d’arriver en masse et de s’installer sur les terres ancestrales des indiens Cherokee. En 1827, Benjamin Parks découvre un site aurifère dans le comté de Lumpkin, près de Dahlonega en Géorgie. Les premières mines ouvrent en 1829 et connaissent un afflux de mineurs. L’or est extrait à seulement trois mètres sous terre et associé à de la chrysocolle. La ville d’Auraria (Georgie) est rebaptisée en l’honneur de la découverte. Un hôtel des monnaies s’y installe dès 1830 et produit 1,5 million de pièces d’or avant de fermer en 1861.

Cependant, cette ruée vers l’or a eu des conséquences dramatiques pour les indiens Cherokee. Les colons blancs ont pris possession de leurs terres et ont organisé des loteries pour y attribuer des terres. Elias Boudinot, un journaliste Cherokee, se plaint que « nos voisins qui n’accordent aucun respect ni attention à la loi (…) font de nous un peuple abusé ». En 1838-39, le peuple Cherokee a été déporté de force vers le Territoire Indien, en Oklahoma, lors d’un hiver particulièrement froid. Cette déportation a été appelée la Piste des Larmes et a causé la mort de près de 4 000 personnes, soit un cinquième de la population Cherokee. Le célèbre John Ross, chef Cherokee, a tenté de s’y opposer mais en vain. Cependant, cette déportation n’a pas fait la fortune des orpailleurs blancs car la production d’or a rapidement diminué dans les années 1840. De l’or a été ensuite découvert en Virginie, sur une modeste surface, aux environs de Frederickburg, Spottsylvania et Louisa.

Histoire de la ruée vers l’or: de la Géorgie à l’Oural.

En 1848, lorsqu’il a été annoncé la découverte d’or en Californie, le Dr Matthew Stephenson a organisé une réunion à Auraria, en Géorgie, pour proposer un voyage en Californie à 200 mineurs. Malgré avoir affirmé que le Findley Ridge, situé juste au sud de Dahlonega, contenait plus d’or que la Californie, les mineurs sont partis pour l’ouest. Un groupe de Cherokee, comprenant Lewis Ralston et le pasteur John Beck, a voyagé en bateau jusqu’au Colorado où ils ont découvert un gisement, le Ralston Creek, le 21 juin 1850. John Beck a gardé une trace de cette découverte dans son journal personnel. En 1857, après s’être installé en Oklahoma avec d’autres Cherokee venus de Géorgie, il a contacté ses amis de l’expédition de 1850 pour retrouver le site de Ralston Creek. En février 1858, mené par William Greeneberry Russell, le groupe a découvert de l’or en juillet, lançant la ruée vers l’or de Pikes Peak.

La Specie Circular américaine a été promulguée par le président Andrew Jackson en 1836 pour encourager la conquête de l’Ouest. Elle obligeait les acheteurs de terrains publics à payer en or, augmentant ainsi la demande et le prix de ce métal précieux. Cette mesure visait à stimuler l’exploration minière à l’ouest du Mississippi et était soutenue par le populiste Thomas Hart Benton. La Specie Circular est issue de la ruée vers l’or de Géorgie, qui a montré la puissance d’attraction de l’or sur les pionniers de l’Ouest. Elle a contribué à la Panique de 1837, la première grande crise boursière de l’histoire, qui a conduit à l’adoption de la troisième version du Bank Charter Act anglais en 1844, exigeant que chaque billet de banque émis par la Banque d’Angleterre soit garanti par un stock d’or de valeur équivalente.

La création de la Monnaie de La Nouvelle-Orléans a été l’un des aspects de cette réforme, qui a produit plus de 427 millions de pièces de monnaie d’or et d’argent. Cependant, cette institution a été fermée après la guerre de Sécession, lors de la période de la Reconstruction du Sud.

En 1847, l’Oural et l’Altaï en Russie représentaient la moitié de l’offre mondiale en métaux précieux, avec une production de 28 tonnes par an. Pendant longtemps, la Russie a été importatrice de métaux précieux, mais à partir des années 1730, les fourrures du Canada ont commencé à concurrencer les équivalentes russes. La découverte de l’or et de l’argent dans les montagnes de l’Altaï a conduit à une ruée vers l’or dans les années 1800. Les mines ont été traitées chimiquement pour séparer l’or de l’argent, et l’or a trouvé ses premiers débouchés en France dès le siècle précédent.

La Ruée vers l’or en Californie et en Australie.

La Ruée vers l’or en Californie, qui fut la première d’envergure mondiale, a attiré plus de 300 000 aventuriers de 1848 à 1856, fournissant en moyenne 300 à 400 millions de francs d’or par an. Les champs aurifères de la Sierra Nevada et du nord de la Californie ont vu le jour le 24 janvier 1848 dans la scierie du pionnier suisse John Sutter, près de Coloma. Les premiers chercheurs d’or ont été informés par les bateaux et fin 1848, seulement 6 000 étaient parvenus en Californie. Début 1849, la rumeur s’est répandue dans le monde entier et de 70 000 à 90 000 immigrants sont arrivés cette année-là, dont la moitié par la mer, 50 000 à 60 000 étant probablement américains. San Francisco a multiplié sa population par 25, passant de 1 000 habitants en 1848 à 25 000 en 1850, et est devenu une forêt de mâts.

La Californie a produit 80 tonnes d’or par an entre le 1er avril 1849 et le 31 décembre 1850, évaluées à 367 millions de francs par le San Francisco Herald et à 329 millions de francs par le ministère du commerce français. Le tableau publié par le Times en mai 1852 a évalué la production mondiale à 42,8 tonnes, soit 147 millions de francs, sans inclure les 80 tonnes d’or de Californie. Une autre ruée vers l’or s’est produite au nord de la Californie : la découverte de pépites d’or à Yreka en 1851 a attiré des milliers de prospecteurs par la Siskiyou Trail. De l’or a également été trouvé au sud de la Californie dès 1842, au Rancho San Francisco, mais en quantité moindre.

L’Australie a également connu une ruée vers l’or entre 1851 et 1870, où elle a extrait 500 tonnes d’or en six ans et quadruplé son nombre d’habitants. En 1839, le savant polonais Stréletski a visité la Nouvelle-Galles du Sud et a adressé un rapport au gouverneur, transmis au ministre des colonies à Londres. Le géologue anglais Sir Roderick Murchison a été frappé de la ressemblance de certaines roches envoyées avec celles qu’il vient lui-même d’étudier dans l’Oural. Edward Hargraves, un Anglais ayant participé à la ruée vers l’or en Californie, a découvert le 9 mai 1851 des traces d’or dans le bassin de la rivière Macquarie, en Australie. Il a demandé 12 500 francs au gouverneur de la colonie pour révéler l’endroit. Des officiers anglais sont partis dans l’intérieur des terres excités par l’appât du gain, et Hargraves a désigné le lieu de la découverte, dans les montagnes près de Bathurst, à 70 lieues à l’ouest de Sydney. Quelques jours après, il y avait plus de mille mineurs.

La flambée de l’or pendant la Guerre de Sécession américaine.

La Guerre de Sécession américaine a entraîné une flambée du cours de l’or qui a triplé en deux ans, passant de 20 dollars l’once à un pic de près de 60 dollars. Les États du Nord ont rencontré des difficultés pour financer la guerre, car ils devaient emprunter de l’or pour rembourser leurs emprunts en or, comme c’était la tradition. En décembre 1861, les rumeurs de soutien militaire anglais aux sudistes ont fait grimper le cours de l’or et, en janvier 1862, le New York Stock Exchange a organisé ses premières ventes d’or car aucun marché n’existait.

Les dépenses militaires anticipées ont augmenté avec la résistance du Sud, puis la campagne du Mississippi a commencé lorsqu’en avril 1862, l’amiral nordiste David Farragut a capturé La Nouvelle-Orléans. Dès le début de 1862, les États du Nord ont décidé de rembourser également en billets de banque pour perturber la spéculation sur l’or. Chaque fois que les armées du Nord perdaient une bataille, le cours de l’or augmentait en anticipation d’une guerre plus longue, pour redescendre en cas de victoire, malgré l’autorité du Président Lincoln.

Le 11 septembre 1862 a vu la fondation de la Bourse des valeurs de San Francisco pour les mines d’or puis d’argent : c’est le début de « l’or papier ». Le New York Stock Exchange a alors pris son nom officiel le 29 janvier 1863 pour agir « patriotiquement » et interdire les ventes à terme d’or sur une échéance de 60 jours, puis pendant un mois toutes les opérations, ce qui a fait chuter les échanges et la volatilité. Le gouvernement a ensuite décidé de taxer les opérations sur l’or à plus de trois jours.

Au printemps 1863, les mouvements du général sudiste Lee vers la forteresse de Gettysburg ont fait atteindre un sommet de 285 dollars au lot de 100 dollars d’or, puis le 3 juillet 1863, Wall Street a appris avant Abraham Lincoln la défaite des sudistes, principal tournant de la guerre, à la bataille de Gettysburg. Le 12 octobre 1863, les traders du NYSE se sont installés dans une salle destinée aux échanges sur l’or au « Merchants’ Exchange » de Samuel S. Gilpin, au 26 Exchange Place. Dès novembre 1863, le New York Times a mentionné des échanges d’un nouveau marché boursier, le « Public Stock Board » dans un hôtel de la 5ème Avenue. Puis, en mars 1864, une partie des courtiers de ce « Public Stock Board » a créé un nouveau marché appelé « Open Board of Stock Brokers ». En octobre 1864, des pratiques contestées et la hausse des volumes ont amené un groupe de traders à quitter ce marché pour former le New York Gold Exchange, premier du genre.

Les autres ruées vers l’or dans l’Ouest américain.

La découverte de l’or en Californie en 1848 a déclenché l’une des plus grandes ruées vers l’or de l’histoire, attirant des milliers de chercheurs d’or dans l’Ouest américain. Cependant, cette ruée a été de courte durée et s’est rapidement essoufflée. La panique financière de 1857 a causé l’épuisement plus rapide que prévu des gisements d’or en Californie, ainsi que des gisements en Australie et en Russie, ce qui a entraîné une cassure de l’énorme spéculation boursière déclenchée par leur découverte. Des milliers de chômeurs sont alors devenus des chercheurs d’or par nécessité et ont foncé vers d’autres régions, telles que le Colorado en 1858, la Colombie-Britannique également en 1858, le Nevada en 1859 et le Montana en 1862.

La prospection minière a été le moteur de la conquête de l’Ouest, grâce à une meilleure connaissance du potentiel géologique. Les concentrations de minerais d’or, d’argent ou de cuivre proviennent de la cristallisation de solutions hydrothermales, lorsqu’une plaque océanique passe sous une plaque continentale. Les roches riches en filons sont soulevées, puis l’érosion les décape, jusqu’à l’affleurement des filons. Des fragments d’or ou d’argent sont arrachés et entraînés par le ruissellement au pied des montagnes. Les Montagnes Rocheuses, loin de représenter une barrière comme l’ont été les Appalaches, sont devenues un immense mirage.

Des villes-champignons, qui sont devenues plus tard des villes fantômes, sont nées dans une dizaine d’États de l’ouest des États-Unis. Parmi les milliers de mines ouvertes au Nevada, Comstock Lode, à l’origine de Virginia City, et Goldfield, à 1 800 mètres d’altitude, au milieu du désert, ont atteint chacune une population de 30 000 habitants. Bodie, située dans la Sierra Nevada, a atteint une population de 10 000 habitants en 1880 avant d’être progressivement abandonnée. Les ruines de Rhyolite, à l’entrée de la Vallée de la Mort, qui ont eu entre 8 000 et 10 000 habitants en 1907-1908, ont servi de décor au film The Island. La ruée vers l’or de Pikes Peak a généré la création du Territoire du Colorado le 28 février 1861. Environ 100 000 chercheurs d’or ont fondé 250 villes fantômes. Ils se sont déplacés partout dans l’ouest, épuisant rapidement l’or alluvionnaire. Certains ont accusé les Indiens de voler leur bétail, dans l’espoir de modifier les frontières des réserves fixées lors du Traité de Fort Laramie en 1851. À Smoky Hill River, au Kansas, une nouvelle piste menant aux gisements a entraîné des accrochages avec les Indiens.

La victoire de l’or et la fin de l’illusion bimétallique après la guerre de Sécession.

L’or, victorieux de la guerre de Sécession, a eu un impact significatif sur le système monétaire des États-Unis, ainsi que sur l’agonie du bimétallisme.

Au cours de la guerre de Sécession, le budget fédéral des États-Unis a été soumis à une pression considérable, en raison de la perte des recettes fiscales des états du sud et des dépenses militaires élevées. En décembre 1861, les épargnants ont commencé à craindre que les déficits ne conduisent à la planche à billets, ce qui les a incités à retirer leurs dépôts des banques de New York. Pour répondre à ces préoccupations, le Secrétaire au Trésor de l’époque, Salmon P. Chase, a créé le « greenback », un billet de banque de un dollar, convertible en bons du Trésor plutôt qu’en or. Au total, 450 millions de « greenbacks » ont été générés pendant la guerre.

Bien que le Trésor américain ait eu des réserves d’or et d’argent, les épargnants ont maintenu leur méfiance à l’égard du système monétaire. En 1864, une pièce d’or d’un dollar valait 1,85 fois plus qu’un « greenback ». La guerre de Sécession a exacerbé une préférence marquée pour l’or et une défiance pour le papier-monnaie parmi les épargnants de la côte Est, qui craignaient l’inflation.

En 1865, le nouveau Secrétaire au Trésor, Hugh McCulloch, a pris une mesure radicalement différente de celle de son prédécesseur. Avec le Contraction Act, il a retiré 44 millions de « greenbacks » du marché, provoquant ainsi une récession économique en 1867. Cette récession a été moins ressentie dans le grand Ouest, où l’inflation de la guerre avait permis d’effacer les dettes des fermiers et des petits entrepreneurs sans fortune.

L’abandon de la Libre frappe de la monnaie en 1873 a été une autre catastrophe pour les milliers de mines artisanales de l’Ouest, plus riches en argent-métal qu’en or. L’argent-métal a été démonétisé en raison de son abondance relative. En 1878, le National Greenback Labor Party, un parti défenseur du bimétallisme or-argent, a obtenu 21 élus au Congrès en dénonçant le « crime de 1873 » et le Contraction Act. Ce parti a boycotté les presses fédérales de monnaie, jugeant le prix officiel de l’argent inférieur à celui du marché mondial. En réponse, le Congrès a adopté le « Bland-Allison Act » en 1878, qui prévoyait la frappe mensuelle de 2 à 4 millions de dollars de pièces d’argent.

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