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49 av JC – 69 : Dynastie juliio-Claudienne

  • César (49 av. J-C. – 44 av. J.-C.)
  • Auguste (27 av. J-C. – 14 ap. J.-C.)
  • Tibère (14 – 37)
  • Caligula (37 – 41)
  • Claude (41 – 54)
  • Néron (54 – 68)
  • Galba (68 – 69)
  • Othon (69)
  • Vitellius (69)
69 – 96 : Dynastie flavienne

  • Vespasien (69 – 79)
  • Titus (79 – 81)
  • Domitien (81 – 96)
96 – 192 : Dynastie des Antonins

Notre recommandation pour investir dans l'or et l'argent
  • Nerva (96 – 98)
  • Trajan (98 – 117)
  • Hadrien (117 – 138)
  • Aelius César (137 – 138)
  • Antonin le Pieux (138 – 161)
  • Lucius Verus (161 – 166)
  • Marc Aurèle (161 – 180)
  • Avidius Cassius (175)
  • Commode (180 – 192)
192 – 235 : Époque des Sévères

  • Pertinax (192 – 193)
  • Didius Julianus (193)
  • Septime Sévère (193 – 211)
  • Pescennius Niger (193 – 194)
  • Clodius Albinus (193 – 197)
  • Geta (211)
  • Caracalla (211 – 217)
  • Macrin (217 – 218)
  • Diaduménien (218)
  • Élagabal (Héliogabale) (218 – 222)
  • Sévère Alexandre (222 – 235)
235 – 268 : L' »Anarchie militaire »

  • Maximin le Thrace (235 – 238)
  • Gordien I et Gordien II (238)
  • Maxime Pupien et Balbin (238)
  • Gordien III (238 – 244)
  • Philippe l’Arabe (244 – 249)
  • Philippe II (247 – 249)
  • Jotapianus (248)
  • Pacatianus (248)
  • Dèce (249 – 251)
  • Herennius (251)
  • Hostilien (251)
  • Trebonianus Gallus (251 – 253)
  • Volusien (253)
  • Émilien (253)
  • Valérien (253 – 260)
  • Gallien (253 – 268)
  • Valérien le Jeune (258)
  • Salonin (260)
  • Aureolus (268)
260 – 274 : Les « Trente Tyrans »
268 – 285 : Les empereurs illyriens

  • Claude II le Gothique (268 – 270)
  • Quintillus (270)
  • Aurélien (270 – 275)
  • Tacite (275 – 276)
  • Florien (276)
  • Probus (276 – 282
  • Bonosus (280 )
  • Proculus (280 – 281 )
  • Saturninus (281)
  • Carus (282 – 283)
  • Numérien (283 – 284)
  • Carin (284 – 285)
  • Julianus (Julien « de Pannonie ») (285)
285 – 324 : La Tétrarchie

  • Dioclétien (285 – 305)
  • Maximien Hercule (285 – 305) et (306 – 310)
  • Constance Chlore (293 – 306)
  • Galère (293 – 311)
  • Carausius (286 – 293)
  • Allectus (293 – 296)
  • Maximin Daïa (305 – 313)
  • Sévère (305 – 307)
  • Constantin Ier le Grand (306 – 337)
  • Maxence (306 – 312)
  • Licinius (308 – 324)
306 – 364 : Dynastie constantinienne

  • Constantin Ier le Grand (306 – 337)
  • Constantin II le jeune (337 – 340)
  • Constant (337 – 350)
  • Magnence (350 – 353)
  • Decentius (350 – 353)
  • Vetranio (350)
  • Népotien (350)
  • Constance II (337 – 361)
  • Julien l’Apostat (360 – 363)
  • Jovien (363 – 364)
364 – 455 : Dynastie valentinienne

  • Valentinien Ier (364 – 375)
  • Valens (364 – 378)
  • Procope (365 – 366)
  • Gratien (367 – 383)
  • Valentinien II (375 – 392)
  • Maxime (383 – 388)
  • Victor (Flavius Victor) (384 – 388)
  • Théodose Ier (378 – 395)
  • Eugène (392 – 394)
  • Honorius (395 – 423)
  • Constance III (421)
  • Constantin III (407 – 411)
    • Marcus et Gratien (407)
    • Maxime (409 – 411)
  • Valentinien III (425 – 455)
455 – 476 : Les derniers empereurs

  • Pétrone Maxime (455)
  • Avitus (455 – 456)
  • Majorien (457 – 461)
  • Sévère (Libius Severus) (461 – 465)
  • Anthémius (467 – 472)
  • Olybrius (472)
  • Glycerius (473 – 474)
  • Julius Nepos (474 – 475)
  • Romulus Augustule (475 – 476)

Les hommes de l’empire romain (27 av.J.-C, 192 ap.J.-C)

Le « divin » Auguste (27 avant J.-C. – 14 après J.-C.)

Auguste, restaurateur de la religion et de la famille, créateur d’une société hiérarchisée et d’une nouvelle armée, inventeur d’une formule de gouvernement qui semble partager l’autorité entre le Prince et le Sénat, est préoccupé par le difficile problème de sa succession.
Il a d’abord cru pouvoir faire de son gendre Agrippa son associé et son éventuel successeur (Agrippa reçoit la puissance tribucienne et le pouvoir proconsulaire)
Mais Agrippa meurt (12 av.J.-C.) ainsi que ses fils, si bien qu’Auguste donne à ses beaux-fils Drusus (on le disait son propre fils adultérin) et Tibère un imperium proconsulaire limité. Drusus mort, Tibère reçoit le même imperium proconsulaire qu’Auguste : c’est cela qui le désignera pour l’Empire à la mort d’Auguste.

La politique extérieure d’Auguste est défensive. Il a pour principal souci de donner à l’empire de bonnes frontières.
C’est ainsi qu’il fait soumettre par ses généraux -Tibère en particulier, qui est excellent- les tribus des Alpes encore indépendantes et réussit à atteindre la ligne du Danube. Il fait entreprendre la soumission du Danube et ses armées jusqu’à l’Elbe. Mais les Germains, soulevés à l’instigation d’Arminius, anéantissent trois légions dans la forêt de Teutobourg et les troupes romains de Varus sont ramenées sur le Rhin.

Misères et splendeurs de l’Empire (14-96)

La dynastie fondée par Auguste s’appelle julio-claudienne (31 ou 27 av.J.-C. – 68 apr.J.-C.) parce que ses représentants descendent :

  • Soit de la gens Julia par Auguste et sa seconde femme, Scribonia
  • Soit de le Gans Claudia, par Livie et son premier mari, Tiberius Claudius Nero
  • Soit des deux branches de la famille d’Auguste unies par mariage

Tibère, plein de talents, vit dans la peur de l’assassinat et accumule les cruautés à la fin de son règne; Caligula devient fou; Claude, érudit mais bègue et dégénéré, accède à l’empire grâce aux cadeaux (donativa) distribués aux prétoriens; Néron, dont le père, Domitius Aenbarbus, est une brute et la mère, Agrippine, une empoisonneuse débauchée, est lui-même un monstre.

Sous Claude, l’Empire s’enrichit de la Bretagne; autres guerres des Julio-Claudiens en Germanie et en Orient contre les Parthes

Contre Néron, le gouverneur de la Tarraconaise, Galba, s’associe à une révolte républicaine née en Gaule. Proclamé empereur par le Sénat, ce qui contraint Néron au suicide, il est tué par les prétoriens qui ont proclamé Othon (janvier 69); mais Vitellius arrive avec les légions de la frontière rhénane qui l’ont ainsi proclamé. Il écrase les troupes d’Othon à Bédriac, près de Crémone : Othon se suicide. Mais Vitellius est à son tour vaincu (deuxième bataille de Bédriac) par les troupes d’Orient et du Danube, agissant au nom de Vespasien, chef de l’armée de Judée : Vitellius est tué à Rome en décembre 69

Flavius Vespasien (69-79) créé la dynastie des Flaviens. C’est le petit-fils d’un centurion et le fils d’un publicain. Il se présente comme l’homme providentiel. Il favorise les provinciaux dans l’armée et fait entrer nombre des plus riches de ceux-ci au Sénat. Il pratique l’économie. Excellent règne.
Guerres contre les Germains (conquête des Champs Décumates), contre les Daces, contre les juifs (Titus détruit le temple de Jérusalem en 70)
Son fils, Titus (78-81) a d’abord été son préfet du prétoire; pas de difficulté de succession. Mais son second fils, Domitien, déchaîne la terreur (81-96) et périt assassiné.

<h3LE SIECLE DES ANTONINS

Les Antonins (96-192) n’ont pas formé une dynastie à proprement parler, puisqu’il n’y a entre eux -sauf entre les deux derniers- aucun lien de parenté. Ils ont su cependant assurer la continuité du pouvoir par le moyen de l’association à l’Empire.

Nerva

Nerva (96-98) est un sénateur âgé qui a promis aux ennemis de Domitien d’accepter l’Empire quand ils l’auraient assassiné. Pendant son règne, il s’efforce de gouverner d’accord avec le sénat. Se sentant menacé par les prétoriens qui regrettent DOmitien, il associe au trône, trois mois avant sa mort, un descendant de colons romains établis à Italica en Espagne, l’énergique et probe légat de Germanie Supérieur, Ulpius Trajan.

Trajan (98-117) a passé auprès des romains de son temps et des temps qui ont suivi pour le meilleur des empereurs (il recevra le titre d’Optimus) : on souhaitait à ses successeurs d’être « plus heureux qu’Auguste et meilleurs que Trajan ».
De fait dans tous les domaines le règne de Trajan est remarquable. Il administre consciencieusement et va sur place se rendre compte des besoins des provinces.
Premier empereur provincial, il achève l’évolution qui, depuis César, malgré des moments d’arrêt, tendait à intégrer plus fortement les provinciaux dans l’état romain (40% de sénateurs provinciaux à partir de Trajan pendant tout le second siècle, davantage au IIIe).
Les guerres, quelque lourd sacrifice en hommes qu’elles imposent, remplissent le trésor (la conquête de la Dacie donne à Rome l’or des Carpathes), ou bien inspirent aux Parthes une crainte salutaire.

Hadrien (117-138), originaire d’Italica comme Trajan et peut-être quelque peu son parent, vivait dans son imtimité, étant devenu orphelin de bonne heure. Peut-être même Trajan lui avait-il servi de tuteur. En tous cas, son mariage fait d’Hadrien le petit-neveu de Trajan. Trajan, qu’il accompagna en Dacie et en Orient, avait-il l’intention de l’adopter ? L’impératrice Plotine l’affirma et Hadrien accéda à l’Empire sans encombre.
Hadrien est un empereur pacifique et voyageur. Pour être sûr d’avoir la paix, il croit habile d’entourer l’empire sinon d’une muraille continue comme le Vallum Hadriani de Grande-Bretagne, du moins de lignes fortifiées (limes) les long desquelles veille le mince rideau de troupes des légions, des corps auxiliaires et des numéri. Il renonce aussi aux conquêtes de Trajan sur l’Euphrate. Il se montre sensible aux particularismes régionaux et spécialement aux coutumes hélléniques. Certaines de ses mesures en faveur des cultes grecs semblent avoir pour but de mettre un frein aux influences orientales. Il développe considérablement la bureaucratie impériale.
Ses dernières années furent assombries par les cabales autour de sa succession. Il se montra alors envieux et cruel. Il présenta au Sénat son fils adoptif, Aurelius Antoninus, et mourut six mois plus tard.

Antonin le pieux (138-161) a comme Hadrien un règne calme. Sa modération, son respect des cultes anciens de Rome et son observation rigoureuse des rites lui valent le surnom de Pius. Italien et non provincial, il gouverne avec l’appui des classes cultivées enthousiastes de la Pax romana.

Marc-Aurèle (161-180), de son vrai nom M/Aurelius Verus, originaire d’Espagne, avait été adopté, ainsi que Luicius Verus, par Antonin après la mort d’Hadrien. Il règne conjointement avec L.Verus jusqu’à la mort de ce dernier (169). Malgré de belles vertus dues à sa formation stoïcienne (ses « pensées » ont le même contenu philosophique que le « Manuel » d’Epictète), il se montra piètre homme d’état. Il dut combattre sur le Danube, faire face à une révolte du chef des armées d’Orient, Avidius Cassius, et revenir sur le Danube (178-180) où il mourut, à Sirmium.

Commode (180-192), son fils, qu’il a songé à écarter du trône, est un fou dangereux qui se prend pour Hercule. Avec lui commence l’influence des esclaves orientaux (le phrygien Cléandre, prefet du prétoire). Un complot débarasse le monde romain de cet énergumène.

Titulature de Caligula

Il naît à Antium (Anzio) le 31 août 12 ap. J.-C., son nom est Caius Julius Caesar Germanicus
Il accède au pouvoir le 18 mars 37 ap. J.-C. et prend le nom de Caius Caesar Augustus Germanicus
Il reçoit en 37, les titres de Pontifex Maximus et de Pater Patriae
Consul I du 1er juillet au 31 août 37, II en 39, III en 40 et IV en 41
Il reçoit sa 1ère puissance tribunicienne lors de son accession, celle-ci sera renouvelée annuellement le 18 mars
Il fut acclamé Imperator une fois, lors de son arrivée au pouvoir
Il fut marié quatre fois : Junia Claudilla en 33, Livia Orestilla en 37, Lollia Paulina en 38 et Milonia Caesonia en 39
Il eut une fille Julia Drusilla avec Milonia
Il meurt assassiné le 21 janvier 41 sur le Palatin, à Rome. Il est inhumé dans une tombe temporaire dans les jardins de Lamia, puis transféré dans le Mausolée d’Auguste
Sa titulature à sa mort était la suivante :
C(aius) Caesar Aug(ustus) Germa/nicus Germanici Caes(aris)/ filius Ti(beri) Caes(aris) Aug(usti) n(epos) divi Aug(usti)/ pronepos pater pat(riae) pont(ifex)/ max(imus) trib(unicia) pot(estate) IIII co(n)s(ul) II / mille I »César Auguste Caius Germanicus, fils de Germanicus César, petit-fils de Tibère César Auguste, arrière-petit-fils du divin Auguste, père de la patrie, grand pontife, en sa 4eme puissance tribunicienne, consul pour la deuxième fois / 1er mille »

Titulature de Neron

« Sa taille approchait de la moyenne; son corps était couvert de taches et malodorant; sa chevelure tirait sur le blond (…). Sa santé [était] robuste; en effet, malgré ses débauches effrénées, en quatorze ans il ne fut malade que trois fois »

Suétone, Néron, LI

Né à Antium le 15 décembre 37 ap. J.-C., son nom est alors Lucius Domitius Ahenobarbus
Il est adopté par Claude en 50 et prend le nom de Nero Claudius Caesar Drusus Germanicus
Il accède au pouvoir le 13 octobre 54
En 55, il reçoit les titres de Pontifex Maximus et de Pater Patriae
A partir de la fin de l’été 66, il se fait appeler Imperator Nero Claudius Caesar Augustus Germanicus, il est le premier à placer le titre d’Imperator devant son nom
Il reçoit sa première puissance tribunicienne en décembre 54, elle est renouvelée tous les ans le 13 octobre
Consul I en 55, II en 57, III en 58, IV en 60, V en 68
Imperator I lors de l’accession, II en 56, III-IV en 57, V-VI en 58, VII en 59, VIII-IX en 61, X en 64, XI en 66, XII-XIII en 67
Il eut trois épouses Octavie en 53, Poppaea Sabina en 62 et Statilia Messalina en 66
De ses trois mariages, naquit Claudia avec sa seconde épouse Poppée.
Il se suicide le 9 juin 68 à Rome, il est inhumé dans le tombeau de famille des Domitii sur la colline des Jardins
Sa titulature en 66 est la suivante :
Imp(erator) Nero Caesar Augustus / divi Claudi f(ilius) Germanici Caesaris / n(epos) Tib(eri) Caesaris Aug(usti) pron(epos) divi Aug(usti) abn(epos) / pontif(ex) max(imus) trib(unicia) pot(estate) XII imp(erator) X co(n)s(ul) IIII p(ater) p(atriae) / P(ublio) Sulpicio Scribonio Rufo leg(ato) Aug(usti) pro pr(aetore) / leg(io) XV Primig(enia) »A l’empereur Néron César Auguste, fils du divin Claude, petit fils de Germanicus César, arrière-petit-fils de Tibère César Auguste, arrière-arrière-petit-fils du divin Auguste, grand pontife, en sa 12eme puissance tribunicienne, salué pour la 10eme fois impérator, consul pour la 4eme fois, père de la patrie / Publius Sulpicius Scribonius

 

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