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Vous souhaitez louer un appartement ou une maison pour les vacances ! Avant de vous engager, un certain nombre de précautions s’imposent pour éviter les mauvaises surprises et prévenir les litiges.

o La sélection : les circuits ne manquent pas pour trouver une résidence de vacances : agents immobiliers, agences de voyages, petites annonces…

Pour ne pas être déçus, n’hésitez pas à poser des questions. Ne serait-ce que pour avoir une idée précise des lieux. Par exemple, si le bien est au bord de la mer, vérifiez que celle-ci est facilement accessible. De votre côté, indiquez vos priorités au loueur. Si vous voulez plusieurs chambres, par exemple, précisez-le. En effet, «en location saisonnière, le couchage correspond au nombre de personnes qui peuvent dormir dans un lit, un canapé ou encore une mezzanine. Ils ne reflètent pas la taille de l’appartement ni le nombre de chambres», explique Claire de Circourt, présidente de Circourt Associates, société spécialisée dans la location meublée et saisonnière.

o Le descriptif : la photo est belle, tant mieux. Mais elle peut être trompeuse. Exigez un descriptif détaillé, quel que soit votre interlocuteur, accompagné si possible de photos (intérieur et extérieur). Un professionnel est d’ailleurs tenu de vous le fournir. «L’essentiel des litiges naît de la désillusion par rapport à un descriptif mal présenté ou incomplet», souligne Luc Mercier, vice-président de la Cnab de Nice.

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o La réservation : une fois votre choix arrêté, vient le temps de la réservation. Ne vous contentez pas d’un simple échange de lettre. Préférez un contrat précisant tous les éléments de la location : la durée du séjour (date et heures d’arrivée et de départ), le prix, les charges (eau, électricité, gaz, taxe de séjour), les autres frais éventuels (commission d’agence, frais d’état des lieux, de nettoyage), les modalités de résiliation, de restitution du dépôt de garantie… «Le marché de la location saisonnière n’est pas réglementé. C’est le contrat qui prime. Il doit être le plus complet possible, notamment au niveau des prix», conseille Luc Mercier.

o Avance et dépôt de garantie : c’est à ce stade qu’il faudra verser une avance et déposer une caution, autres points de la location saisonnière qui peuvent poser problème.

Mieux vaut préférer les arrhes plutôt que l’acompte. Les premières ne vous engagent pas définitivement (même si elles peuvent être conservées par le loueur en cas d’annulation), contrairement à l’acompte qui vous oblige à payer la totalité du séjour. Si vous passez par l’intermédiaire d’une agence immobilière, le dépôt de garantie ne doit pas représenter plus de 25% du prix de la location, ni être versé plus de six mois à l’avance. Si vous traitez avec un particulier, il n’y a pas de règle prédéfinie : tout dépendra du souhait du propriétaire. Celui-ci exige souvent la moitié du prix. A vous de négocier avec lui. Le solde est acquitté au moment de la remise des clés.

o L’état des lieux : avant la remise des clés, il est d’usage de faire un état des lieux, à l’entrée comme à la sortie. Là aussi, le document doit être le plus complet possible (état des peintures, inventaire des objets et du mobilier contenu dans le logement). Il doit être signé des deux parties.

Si la résidence n’est pas conforme au descriptif reçu, deux solutions : rester ou partir. Dans le premier cas, il est important de faire constater les manquements par huissier afin de récupérer le dépôt de garantie et d’être indemnisé. Si vous restez, mentionnez dans l’état des lieux les points non conformes. Cela évitera que le propriétaire vous réclame une indemnité au titre d’une détérioration du bien. Si les manquements sont plus importants, vous pouvez négocier une réduction du prix. Mais attention, ne vous contentez pas d’un accord verbal.

o Assurance : pour que les sinistres (incendie, dégâts des eaux) mettant en cause votre responsabilité soient couverts, relisez votre contrat ou vérifiez auprès de votre assureur que votre multirisque habitation comporte une clause «villégiature» adaptée à la location (vérifiez le montant et l’étendue des garanties). Si tel n’est pas le cas

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