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«Il n’y a pas de raison de se résigner à une croissance molle» expliquait de manière volontariste Nicolas Sarkozy il y a quelques semaines. La balle ainsi lancée le 4 mai est en train de rebondir. Certaines des mesures annoncées (donations) entrent en vigueur dès mardi et les banques commencent à se mobiliser autour des crédits à la consommation. Les prêts ouvrent droit à réduction d’impôt. Pourtant, rien n’est encore voté par le Parlement : il faudra attendre plusieurs semaines encore que tout soit écrit noir sur blanc de manière définitive. Les ajustements s’annoncent toutefois minimes et le texte devrait être présenté au Parlement avant l’été.

La circulaire ministérielle sur le crédit à la consommation devrait être publiée la semaine prochaine. Elle précisera les principes déjà connus : les souscripteurs de crédit à la consommation pourront réduire leur impôt sur le revenu de 150 euros au maximum par an. La réduction d’impôts porte sur 25% des intérêts (dans la limite de 600 euros par an).

Sur le terrain, la bataille de la consommation est donc bel et bien lancée.

Le numéro un du crédit à la consommation, Cetelem, a mis en place dès le 21 mai un numéro vert pour informer les particuliers et Cofinoga s’apprête à en faire autant. La mesure semble intéresser le grand public. «Nous recevons environ 260 appels par jour sur ce numéro qui vient d’être mis en place», explique-t-on au Cetelem.

D’autres initiatives suivront.

Parmi les banques à réseau, c’est la Société générale qui a tiré la première. Elle a dévoilé hier son offre commerciale, qui va au-delà de l’avantage fiscal proposé par le gouvernement. L’établissement propose de prendre en charge un quart des intérêts du crédit à la consommation l’année qui suit la fin de l’avantage fiscal. Le souscripteur d’un prêt de 18 0000 euros sur trois ans à 6,33% (TEG) destiné au financement d’une cuisine se verra ainsi rembourser 93,75 euros l’année 3. Celui d’un prêt de 18 000 euros sur quatre ans à 6,85% (TEG) pour l’achat d’un véhicule économisera de son côté 150 euros d’intérêts l’année 3. «Notre offre devrait avoir un effet significatif sur le volume des nouveaux crédits, car le client est ressolvabilisé» estime Charles-Jean Foissac, directeur du marketing pour la clientèle de particuliers à la Société générale.

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Le champ d’application de la mesure est large.

crédits affectés, prêts personnels, crédits permanents, locations-ventes et location d’achat. Pour ne pas déclencher une guerre du crédit à la consommation entre établissements, le gouvernement a toutefois exclu les refinancements de crédits et les découverts. Il conseille de plus aux particuliers de conserver les factures de leurs achats pour se justifier au cas où… Les petits malins qui pensaient pouvoir refinancer leurs crédits à la consommation et réduire leurs impôts sont aussi en ligne de mire !

Les Français, qui avaient répondu présents aux incitations ciblées sur les automobiles des gouvernements Balladur et Juppé, en feront-ils autant cette fois-ci ? Réponse dans quelques mois. «L’avantage fiscal n’est pas neutre. Il peut être équivalent à deux points de baisse de taux d’intérêt sur un crédit à 8%», explique-t-on pour l’heure au Cetelem

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