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Depuis l’historique chute de l’or de 11% c’est la demande physique qui a soutenu, et qui soutient, le cours de l’or papier.
La soudaine, et « inexplicable » chute de l’or de la mi-avril semble avoir brisé la confiance des investisseurs traditionnels dans le marché de l’or.

Chute des prix et hausse de la demande.

La chute corrélative du prix du lingot a fait le bonheur des investisseurs en or physique, asséchant les réserves d’or mondiales (voir la fin de l’article notre paragraphe sur la situation actuelle du marché de l’or aux USA)

Par contre, les ETF continuent de se vendre. Actuellement les volumes échangées sont peu élevées, les marchés boursiers atteignent des records de hausse, nous jouissions d’une relative tranquillité en Europe.

Si vous aviez acheté de l’or le 16 Avril, alors que l’or dégringolé, vous auriez fait  un bon investissement. Le métal jaune est depuis en hausse de 11%. La baisse a été si forte qu’elle a fait perdre 640 millions de dollars aux milliardaires John Paulson et David Einhorn, si l’on inclut également les actions dans des sociétés minières.

Hausse des achats de lingots.

Par contre, la montée progressive du prix des lingots, au cours des dernières semaines, est liée à une reprise de la demande physique.

Le marché physique soutient le cours de l’or en bourse alors que le prix actuel de l’once d’or est proche des coûts marginaux d’extraction des principaux producteurs comme Goldcorp, Newmont et Barrick Gold.

Toutes ont d’ailleurs faites référence à un environnement économique difficile dans leurs récents communiqués. Ils sont confrontés à une sorte de nouveau paradigme, avec les prix de l’or physique qui pourraient atteindre de nouveaux sommets mais les coûts d’extraction continuent eux aussi d’augmenter…

Le marché de l’or se trouve à la croisée d’un carrefour. Plus que jamais, on imprime de l’argent pour soutenir l’économie. C’est le cas de Ben Bernanke aux États-Unis, de Kuroda au Japon et peut-être de Draghi pour la zone euro.

Cette décision des banquiers mondiaux a le potentiel nécessaire pour rabaisser la valeur réelle des principales monnaies mondiales, ce qui devrait être favorable au métal jaune. Pourtant, plusieurs facteurs semblent maintenir les prix sous sourdine, la zone euro est plutôt calme, une poursuite de la reprise aux États-Unis et un ralentissement relatif de l’économie Chinoise sont autant d’élément négatif pour l’or. Tant que ces facteurs sont d’actualités, et jusqu’à ce que le marché de l’or reprenne une certaine dynamique,  l’or devrait rester dans une étroite fourchette de négociation.

Les ventes American Gold Eagles suspendues.

La US Mint a suspendu les ventes d’american Eagle d’un dixième d’once car la vénérable institution a épuisé ses stocks.

C’est la première fois qu’elle cesse de vendre de l’or produit depuis novembre 2009. En outre, la US mint a limité la disponibilité des pièces en argent depuis  fin de janvier en raison de la forte demande. La monnaie américaine, l’un des leaders mondial du marché de l’or, vendeur et fabriquant de pièces de monnaie en or et en argent, doit stopper les ventes de temps en temps car les stocks ne peuvent pas répondre à l’augmentation de la demande. Jusqu’à avril, la US Mint a vendu 175.000 onces d’or sous formes de pièces de monnaie Gold Eagle.

Le plongeon historique du prix de ces pièces a provoqué une envolée de la demande.

Michael Kramer, un important marchand de monnaie US à New York, raconte que ce fut  la panique. Malgré la légère reprise de l’or en bourse, le prix de l’or est en baisse de 16 pour cent par rapport à l’année dernière et à moins 26 pour cent par rapport aux niveaux record de 1920 $ l’once atteint en septembre 2011.

Alors que les pièces de monnaie américaines Gold Eagle d’une once demeurent le format le plus populaire, la demande pour les pièces d’un dixième d’once enregistre une augmentation de 118 pour cent par rapport à 2012. Les acheteurs de ces pièces d’or sont souvent de nouveaux investisseurs, qui désirent posséder des métaux précieux comme réserve de valeur en cas de désastre monétaire.

De nombreux analystes s’attendent à ce que l’or marque sa première perte annuelle après 12 années consécutives de hausse, car les investisseurs cherchent de meilleurs rendements dans d’autres actifs. En particulier sur le marché boursier de NYC, ou les actions de sociétés américaines a atteint des sommets.