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Malgré des statistiques américaines plutôt encourageantes, la Bourse de Paris évolue en dessous de l’équilibre jeudi après-midi, à proximité de ses plus bas en séance. L’attentisme reste de rigueur, alors que les efforts dont Colin Powell a fait preuve hier devant le Conseil de sécurité des Nations Unies pour convaincre l’opinion internationale de la culpabilité de l’Irak en vue de faire adopter par l’ONU une deuxième résolution débouchant sur des frappes armées ne semblent pas avoir porté leurs fruits.

On rappellera que le secrétaire d’état américain a cherché à démontrer pendant quatre-vingt minutes que Saddam Hussein avait la volonté de ‘ pouvoir lancer des missiles avec des têtes chimiques, bactériologiques [voire] nucléaires’ et a affirmé détenir ‘des preuves étalées sur dix ans que l’Irak cherche à se procurer des armes nucléaires’. Colin Powell, a également tenté de convaincre du fait que l’Irak ‘était associé avec le terrorisme depuis des décennies’, affirmant que ‘deux demi-douzaines de membres d’Al-Qaïda [étaient] basés à Bagdad’.

La majorité des membres du Conseil de sécurité, dont la France, la Russie et la Chine, trois de ses cinq membres permanents, reste hostile à toute intervention militaire contre Bagdad avant la fin des inspections. L’incertitude devrait donc perdurer jusqu’au 14 février, date à laquelle Hans Blix et Mohamed El Baradei, respectivement chef des inspecteurs des Nations Unies et directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) remettront leur nouveau rapport au Conseil de sécurité. Les deux hommes doivent se rendre samedi en Irak.

C’est dans ce contexte hésitant que le CAC40, qui ouvrait ce matin sur un repli de 0,78% et se hissait en milieu de matinée jusqu’à un plus haut de 2911,29 points (+0,92%), recule actuellement de 1,91% à 2829,52 points. Hier, au terme d’une séance placée sous le signe de l’attentisme et de l’indécision, l’indice parisien parvenait à grappiller 0,74%, relevant modestement la tête après sa lourde chute de la veille (-3,19%).

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Sur le plan statistique, on notera le recul surprise de la productivité non agricole aux États-Unis, à hauteur de 0,2% au cours du dernier trimestre de l’exercice 2012 par rapport au précédent, alors qu’une progression de 0,7% était attendue. Au troisième trimestre, la productivité avait progressé de 5,5% (chiffre révisé). Sur une base annuelle, la productivité est revenue de +5,7% au troisième trimestre à +3,8% au quatrième. Sur l’ensemble de l’année, la productivité a crû de 4,7% en 2002, soit un niveau nettement plus élevé que les 1,1% observés l’année précédente.

Responsable de la publication de ces chiffres, le département du Travail a également fait part du repli des demandes d’allocations chômage observé durant la semaine achevée le 1er février. 391 000 demandes ont été recensées, soit 11 000 de moins qu’au cours de la semaine précédente, un niveau conforme aux attentes. Sur quatre semaines, baromètre plus significatif de la tendance, la moyenne mobile ressort à 384 750, en recul par rapport aux 385 250 enregistrées durant la semaine précédente.Il s’agit là de plus faible moyenne depuis la semaine du 30 novembre 2002

De ce côté-ci de l’Atlantique, Eurostat a confirmé les chiffres de la croissance en zone euro au troisième trimestre 2012.

Le PIB a crû de 0,3% par rapport au trimestre précédent et de 0,9% sur un an (contre 0,8% annoncé en première lecture). De son côté, la Commission européenne maintient ses prévisions de croissance dans la zone euro pour le dernier trimestre 2002 et le premier de 2003, à 0,1/0,4% et -0,1/+0,3% respectivement. Depuis le 9 janvier dernier, ‘ aucune modification importante n’a été enregistrée dans les indicateurs ‘ économiques utilisés pour élaborer ces prévisions, précise la Commission, qui table toujours sur une ‘ reprise graduelle au cours de l’année 2013 ‘.

Sans grande surprise, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de ne pas modifier ses taux, tout comme la Banque d’Angleterre (BoE) avant elle. S’il a à nouveau estimé que le niveau actuel des taux (2,75% pour le Refi) était ‘approprié’, le président de l’institut francfortois Wim Duisenberg, a convenu que la solidité de ce constat était notamment fragilisée par une situation géopolitique dont l’impact est ‘difficile voire impossible’ à évaluer. Une baisse des taux risquerait de toute façon d’être ‘inefficace’ dans le contexte actuel. Soupçonné par le Financial Times de préparer l’émission d’un emprunt obligataire de 1 milliard d’euros pour refinancer un prêt relais accordé à Vivendi Universal Entertainment, VU se replie de 0,2%.

Au lendemain de la publication de ses résultats 2002, Aventis reprend 0,7%. Selon Les Échos, le groupe étudierait de céder sa participation de 25,2% dans Rhodia (+3,48%) à un ou plusieurs fonds d’investissement.

Dassault Systemes, dont le bénéfice net s’est replié de 5,6%, à 136 millions d’euros bondit de 6,98%. La direction du groupe entend ‘continuer à accroître sa part de marché en 2003, et améliorer légèrement sa marge d’exploitation, qui a atteint 37,2% au quatrième trimestre 2012, en amélioration d’un point par rapport à l’année précédente’. A noter par ailleurs que Dassault va procéder à un programme de rachat d’actions portant jusqu’à 3% de son capital. Le titre bénéficie par ailleurs de l’avis favorable de CIC Securities qui est passé d »alléger’ à ‘conserver’ sur le titre. BNP Paribas se replie de 0,08%, alors que CAI Cheuvreux l’a intégré à sa liste de valeurs européennes, estimant que les résultats dévoilés hier par la banque de Michel Pébereau ‘ sont de bon augure pour la croissance future ‘ du groupe.

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