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Certains dirigeants allemands sont en train de dire que la sortie de la Grèce de la zone euro n’est plus une hypothèse improbable. Si nous regardons les progrès sur la mise en œuvre des réformes structurelles et des mesures d’austérité, il est devenu clair pour tous que si nous devons attendre des résultats de leur part, nous pourrions encore attendre longtemps.

À leur tour, les dirigeants de la Commission européenne, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne, un regroupement connu sous le nom de « la troïka », sont de plus en plus divisés entre eux. Cela crée une incertitude encore plus grande.

La Grèce peut-elle encore rester dans l’Euro?

De nombreux experts affirment que les objectifs n’ont jamais été réalisables à court terme et que les mesures d’austérité provoquent encore plus de dommages à l’économie. L’opinion général, y compris au sein du ministère des Finances Allemand, c’est que la sortie de la Grèce de la zone euro est maintenant une quasi-certitude.

Des représentants de la troïka (le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne) qui supervisent le sauvetage de la Grèce, disent en privé qu’ils doutent que le  pays sera en mesure d’atteindre son objectif officiel de rabaisser sa dette à 120% du  PIB à l’horizon 2020. La Grèce doit payer 3,1 milliards d’euros  pour payer des intérêts ce 20 août.

La Commission européenne a réaffirmé que la prochaine tranche de l’aide à la Grèce ne serait probablement pas être décaissés jusqu’à Septembre, mettant le pays en risque de  manquer d’argent pour payer les salaires et les retraites.

La semaine dernière, la Banque centrale européenne a coupé une source essentielle de revenus pour les banques grecques, en disant qu’elle cesse  d’accepter les obligations du gouvernement grec à titre de garantie pour les prêts à faible coût, jusqu’à ce que l’UE ait terminé son rapport, rapport qui n’est pas attendue avant la  fin Août au plus tôt.

En outre, le FMI a signalé aux fonctionnaires européens qu’il arrêtera le paiement des aides à la Grèce, ce qui va également provoquer que la Grèce sera  insolvable en Septembre. Il est d’ores et déjà certain que la Grèce ne pourra pas atteindre l’objectif de 120%. Rater cet objectif signifie la Grèce aurait besoin d’entre 10 et 50 milliards d’euros d’aide supplémentaire!!! Une situation que le FMI n’est pas prêt à accepter. La possibilité que la Grèce pourrait quitter l’union monétaire est maintenant vu à Bruxelles comme un moindre mal.

L’économie grecque a reculé de 3,5% en 2010,  et de 6,9% en 2011 et de 7% cette année. Le chômage est à 22,5% et devrait passer à 30%.

L’or grec au secours de la dette?

Donc, il est judicieux de commencer à se poser la question sur le sort des 111 tonnes d’or que détient actuellement la Grèce. Lorsque la Grèce nécessitera un nouveau plan de sauvetage, il nous parait évident qu’une partie de la garantie, et qui sera confisquée en cas de défaut de paiement, sera les 111 tonnes d’or détenues par la Grèce.

Vous seriez surpris d’apprendre que les banques centrales ne gardent pas leur or « à la maison ». En effet, la banque d’Angleterre, la banque de France et la réserve américaine font office de coffre-fort pour les banques centrales d’autres pays. Il en ait ainsi depuis le siècle dernier. La réputation de ces trois banques centrales est impeccable et beaucoup de pays conserve leur or à l’étranger. Même l’Allemagne!

Prenons l’exemple du Venezuela. Son or se trouvait dans plusieurs banques centrales, y compris la Banque d’Angleterre. Le président Chavez décida de rapatria son or au Venezuela. Cela s’est fait. C’est un mauvais signe, car tout de suite après Chavez nationalisa des entreprises étrangères sans qu’elles puissent recourir à des actifs détenus à l’extérieur du pays.

Une des raisons principales de la détention d’or est justement de donner de la solvabilité a une monnaie en dehors du pays.

Si la Grèce est déchu de son or comme conséquence de son défaut de paiement, alors il sera, nous l’espérons, vendu au prix du marché. Pour nous, la perte massive de solvabilité entraînera une dévaluation de la monnaie. Mais en retournant à la drachme, il est possible de donner une valeur moindre a la drachme ce qui permettrait d’être productif, et de deux, freiner la fuite de capitaux en provenance de Grèce. Cela ne serait pas un « drachme financier »….excusez-moi je n’ai pas pu m’empêcher. ;)