La Bourse de Paris a réussi à limiter ses pertes jeudi soir, malgré le repli de 85% des valeurs du CAC 40 à la clôture, à l’issue d’une séance sans entrain essentiellement caractérisée par l’absence des investisseurs américains..

Au final, le CAC abandonnait 0,5% à 5424,9 points, tandis que Londres se repliait de 0,3%. A Francfort, le DAX finissait sur un repli symbolique de 0,01%.

L’indice parisien a affiché, derrière Bruxelles, la plus mauvaise performance des indices européens ce jeudi.

En ce jour de fermeture des bourses américaines, les marchés européens n’ont pas profité du nouveau tassement de l’or. A Londres, le cours d’une once cotait 1464 dollars en fin de séance.

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Les opérateurs se sont montrés plus préoccupés par la faiblesse du dollar qui menace d’enfoncer son plancher de 1,2975 atteint le 5 juin dernier.

Au niveau des valeurs, Air France-KLM a décroché de 6,5% après l’annonce d’un bénéfice d’exploitation en hausse de 30,5% à 979 millions d’euros au 1er semestre, avec une marge d’exploitation ajustée de 9,1%.

A noter que la compagnie italienne Alitalia a confirmé la tenue de discussions en vue d’un possible rapprochement avec Air France – KLM. Ces discussions n’en sont qu’à un stade les répercussions financières d’une union avec la compagnie italienne.

Crédit Agricole a essuyé la deuxième plus forte baisse du CAC 40 (-2,2% à 32,2 euros), victime d’une dégradation de Citigroup Smith Barney, qui conseille désormais de ‘vendre’ les titres de la banque verte.

Rhodia a grimpé de 3,5%, bénéficiant une nouvelle fois de spéculations quant aux quotas d’émission de gaz à effet de serre.Dans une note de recherche publiée aujourd’hui, les analystes de SG disent anticiper une amélioration régulière de la visibilité sur le prix des crédits d’émission de CO2 (CER), avec l’annonce de la deuxième phase des plans d’affectation des quotas d’émission de CO2 (PNAQ) la semaine prochaine.