Ces français atteint par la fièvre de l’or.

L’or qui fait briller les yeux et se déchaîner les passions, l’or sur lequel on se rue, l’or qui a donné son nom à l’Ariège.

Ils sont de plus en plus nombreux à chercher l’or en France faut prendre le coup de main pour ne conserver dans la batée, cette espèce de chapeau chinois métallique, que les minéraux les plus lourds dont le précieux métal. Très vite, chaque stagiaire a pu récolter quelques grains d’or. Rien de miraculeux, les plus gros ne dépassant pas quelques milligram­mes.

Pans américains et tamis.

Ces quelques parcelles d’or sont la juste récompense d’un travail assez long passé à remuer des alluvions, à les tamiser, à les laver et à les trier. Quant au fond de la batée apparaissent les particules jaunes, les visages s’éclairent. La magie de l’or n’est pas prête de disparaître.

Pas d’affolement. S’il en reste dans les eaux de nos rivières, il est difficilement exploitable. Sa recherche, même avec des moyens modernes, ne donne pas de quoi faire fortune. Si quelques orpailleurs vivent de leurs trouvailles, la majorité des chercheurs d’or trouvent là un loisir intéressant permettant de prendre l’air. Mais sans se tromper, on peut affirmer qu’au fond de chacun sommeillent de vieux rêves de découvertes mirifiques.

Que cela soit à la batée et à l’utilisation de machines plus complexes, mais aussi  qui prospecte infatigablement dans nos rivières à la recherche  de nouveaux placers. En prospecteur perspicace et passionné, dans le lit même du ruisseaux, il vient de découvrir de précieuses paillettes d’or piégées au fond de marmites, ces  trous creusés dans la roche par les tourbillons de l’eau.
 Il les a systématiquement vidées de leurs galets et graviers. En effet – et ses déductions se sont avérées exactes – pourquoi les versants sud du port d’Orle et du Barlonguère, constitués de granit avec filons de quartz, ne seraient-ils pas également aurifères, comme sur le versant couserannais ?
Qui eut cru qu’au pied même du fameux sanctuaire de Montgarri, haut lieu de pèlerinage fréquenté par nos compatriotes, le torrent bondissant aux eaux claires charriait aussi du métal précieux ? Jusqu’ici, en tout cas, personne ne s’y était intéressé.

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