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A son tour, BNP Paribas a publié hier des résultats en forte hausse. Son bénéfice net pour le deuxième trimestre a bondi de 49,9% à 1,3 milliard d’euros. L’ensemble des marges intermédiaires de la première banque de la zone euro a, d’ailleurs, progressé. Son résultat d’exploitation a grimpé de 15,9% à 1,7 milliard d’euros, et son résultat brut d’exploitation s’est accru de 7,2% à 1,9 milliard. Comme ses homologues, notamment la Société générale, BNP Paribas a réduit la charge du risque, qui s’élève à 215 millions d’euros sur trois mois (– 32,4%). La banque présidée par Michel Pébereau a aussi continué à rogner sur ses frais de gestion dans tous ses métiers, y compris dans la banque de financement et d’investissement (– 10,7%). Elle affiche ainsi un recul global de 1,3% des charges de gestion. Et son coefficient d’exploitation s’améliore de 1,9 point, tombant, pour la première fois dans l’histoire de BNP Paribas, sous la barre des 60%.

Dans le même temps, à l’exception de la banque de financement et d’investissement, l’ensemble des activités ont poursuivi leur croissance : le produit net bancaire est en hausse de 2% sur le trimestre, à 4,7 milliards d’euros. La banque explique avoir réalisé cette performance dans un contexte de confirmation de la reprise économique, «plus forte aux États-Unis qu’en Europe, avec pour corollaire une hausse des taux à long terme et une stabilisation du dollar par rapport à l’euro».

La rentabilité sur fonds propres s’est aussi fortement améliorée.

Comme l’illustre la hausse de 4,5 points du ROE (rendement des capitaux propres) semestriel à 18,5% après impôt.

BNP Paribas, qui a déjà achevé aux trois quarts son programme de rachat d’actions pour 2 milliards d’euros, a désormais un ratio Tier One (fonds propres durs) «satisfaisant» puisqu’il est retombé de 9,4% à 8,4%, a souligné Baudoin Prot, directeur général de la banque. Celle-ci entend poursuivre la politique d’acquisitions mise en œuvre depuis le début de l’année. En sept mois, BNP Paribas a initié plusieurs projets dans le pôle très porteur des Services Financiers et Banque de détail à l’International (SFDI). Via sa filiale BancWest, la banque a successivement racheté Community First Bankshares, puis Union Safe Deposit Bank au Etats-Unis.

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En juillet, BNP Paribas a annoncé le rachat de 50% du capital du leader du crédit à la consommation russe, Russian Standard Bank et le projet d’acquisition de 50% de TEBM (Türk Ekonomi Bankasi), une plate-forme de développement pour les activités de banque de détail en Turquie. L’ensemble de ces projets représente une contribution potentielle au produit net bancaire d’environ 600 millions d’euros en année pleine. Mais, Baudoin Prot a précisé qu’il n’était pas intéressé par Abbey, la banque britannique qui a annoncé il y a quelques jours son intention de se rapprocher de l’espagnole SCH. Le directeur général de BNP Paribas a estimé, en outre, que des fusions transfrontalières entre banques sont «aujourd’hui difficiles à organiser dans la banque de détail en Europe en l’absence d’harmonisation des réglementations».

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