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Jusqu’au bout, 2009 aura été une année noire. Au quatrième trimestre, l’économie française a enregistré une croissance négative de 0,1 %, selon les comptes nationaux publiés hier par l’Insee. Sur l’année, le produit intérieur brut (PIB) aura ainsi progressé de 2 %, après 3,6 % en 2008. Il s’agit d’une mauvaise nouvelle. Comme l’Institut de la statistique dans sa dernière note de conjoncture, la plupart des économistes tablaient sur une stagnation, pas sur un recul. Il faut remonter a 1996 pour retrouver pareille contraction. Du coup, le ministère de l’économie est sorti de sa réserve, hier, pour rassurer :  Il n’y a pas lieu de remettre en cause les prévisions positives de redémarrage de l’activité en 2010.

Le fléchissement vient a la fois du net ralentissement de la consommation des ménages (+ 0,2 %, après + 1,1 % au troisième trimestre), d’une baisse de l’investissement des entreprises (– 0,2 %, après + 0,2 %) et d’un nouveau mouvement de déstockage qui a fait perdre a lui seul 0,4 point de PIB. Paradoxe : sans le commerce extérieur, pourtant affecté par des échanges mondiaux déprimés, le repli de l’activité aurait été plus marqué encore. Mais cette contribution positive n’est pas glorieuse puisqu’elle s’explique par un recul des exportations (– 3,8 %) moindre que celui des importations (– 4,7 %).

Michel Devilliers, directeur du département de conjoncture de l’Insee, le reconnaît : Sur l’ensemble des nouvelles, notamment concernant la production industrielle, l’année 2001 s’est très mal terminéeLa production industrielle a reculé de 0,4 %, après une progression de 0,8 % au troisième trimestre. A Bercy, les experts mettent le coup d’arrêt de la croissance sur le dos de la récession mondiale et de l’incertitude provoquée par les attentats du 11 septembre. Selon eux, Ť cette onde de choc a conduit nos industriels a des comportements très prudents, en particulier en matičre de stocks oů ils ont puisé pour satisfaire la demande des consommateurs. Un restockage pourrait donc entraîner un rebond technique de la croissance, en attendant mieux.

Désormais, la question est bien de savoir quand aura lieu ce rebond. Qu’il ne se présente qu’au second semestre et la croissance 2002 en sera affectée. Déjà, le premier trimestre sera difficile. Hier, Michel Devilliers se contentait de noter que les éléments recueillis depuis le début de l’année en décembre, l’Insee prévoyait une hausse de 0,1 %. Mais voila, l’investissement ne montre aucun signe de reprise alors que la conjoncture internationale reste troublée. Quant ŕ la consommation des ménages, elle s’annonce molle sur fonds de remontée du chômage.

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Difficile dans ces conditions d’espérer une reprise rapide.

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