La sacro-sainte épargne des enfants n’est pas épargnée par les réformes du marché du travail en Allemagne lancées par le chancelier Gerhard Schröder (photo AP). Jusqu’à présent, pour l’octroi de l’allocation aux chômeurs de longue durée, les services sociaux ne vérifiaient pas les livrets d’épargne de leurs enfants. Cela changera avec la fusion le 1er janvier prochain de cette allocation avec l’aide sociale.


Un travailleur de longue durée pourra toucher désormais, en plus d’un montant forfaitaire de 345 euros, 207 euros pour chacun de ses enfants à charge de moins de 14 ans. Mais le supplément sera réduit ou supprimé si les enfants ont plus de 750 euros d’épargne. Traditionnel défenseur de la famille, le parti d’opposition conservatrice bavarois CSU a critiqué cette mesure estimant que «les enfants ne devaient pas trinquer du fait des réformes insensée de la coalition».

Le dernier volet des réformes du gouvernement Schröder suscite particulièrement la colère des chômeurs de longue durée, obligés de prendre eux-mêmes en charge leur couverture santé s’ils ne sont pas assez dans le besoin et davantage pénalisés s’ils refusent une proposition d’emploi.