L’Or n’ayant pas baissé au cours des précédents grands cracks boursiers de 2000 à 2002 et 2007 à 2009 (et ceux à venir ??) son prix a augmenté énormément comparativement à celui des grands indices, qui eux ont régressé.
Jusqu’à mi-août 1971, Richard Nixon, alors Président des États Unis, décida de mettre fin à la convertibilité du dollar en Or, il n’y avait jamais eu, dans l’histoire, de période où aucune monnaie d’État (devise) n’ait pas été liée à l’Or.
Le système de devises exclusivement « papier » est basé exclusivement sur la confiance accordée en la politique, aujourd’hui cela devient de plus en plus critique, les niveaux d’endettement des États devenant absolument astronomiques et incontrôlables.
La confiance dans les monnaies, notamment dans le dollar exhorte beaucoup de pays émergents à acquérir de plus en plus d’or, et la hausse des prix de l’Or (sur le long terme) semble aujourd’hui inexorable.

Déficit Global de la Production et des Réserves.

La quantité totale d’Or extrait au cours des âges (157.000 Tonnes) est largement supérieure aux réserves mondiales estimées de l’Or : (90.000 Tonnes).

Aux niveaux actuels de production minière (2.400 tonnes par an), les réserves totales d’Or ne pourront donc couvrir que 40 ans de production et au mieux 30 ans de la demande.

La grande tromperie.

L’Or des Banques centrales, vendu sur les marchés par les Bullion Banks, a donc permis de couvrir les déficits chroniques de production minière que connaît le secteur de l’Or et énoncés plus haut. Ceci a par ailleurs induit qu’en réalité, pratiquement personne n’a réalisé le déficit réel entre les niveaux de Demande et de Production d’Or au cours des 20 dernières années.
Cela a également eu pour effet d’augmenter artificiellement l’offre globale d’Or sur les marchés, ce qui a eu pour conséquence de maintenir les cours à des niveaux anormalement bas par rapport au déficit réel entre l’Offre minière et la demande des marchés.

Les « emprunts » d’Or physique par les banques d’Or ont aujourd’hui atteint de tels sommets (de l’ordre de350 milliards de dollars) qu’il est devenu impossible que celles-ci puissent un jour les rembourser à leur propriétaires (les Banques centrales) sous forme d’Or…
Les «Réserves d’Or» des Banques centrales ne sont donc plus que théoriques, puisque qu’elles ne sont plus représentées que par de «l’Or papier» que leurs « emprunteurs » ne pourront jamais rembourser (ni en or, ni même en contrevaleur devises).
Ceci est d’autant plus vrai que les cours de l’Or n’ont cessé d’augmenter au cours des dernières années, et que ce mouvement ne pourra que s’amplifier (pour les raisons exposées plus haut).

Pourquoi l’Or plutôt que les actions sur l’Or ?

Le Trading des actions de sociétés minières d’Or est infiniment plus risqué que sur l’Or physique.
Premièrement, la plupart des sociétés minières ont des positions « Short » (vente a découvert) sur l’Or, ayant vendu par avance partie de leur production future dans un effort de stabilisation de leurs revenus annuels. Lorsque les prix de l’Or augmentent, elles sont donc en risque, devant fournir de l’Or à un prix fixé par avance (celui auquel elles avaient vendu leur Or à terme), quel que soit le prix du marché au moment de la livraison. De plus, en vendant leur Or d’avance à des prix fixes, les producteurs d’Or ne peuvent profiter des hausses du prix de l’Or sur les marchés, leur production ayant déjà été vendue par avance. Le prix de leurs actions n’augmente donc pas, les investisseurs sachant que les prix courants de l’Or n’ont que peu d’effet sur le chiffre d’affaires annuel des sociétés (et donc sur leurs profits).
Il est estimé aujourd’hui qu’environ 2,700 Tonnes d’Or ont été placées en «Hedge» par les seuls producteurs d’Or. Ceci représente plus que la production mondiale totale d’une année entière. L’incertitude économique a donné des ailes à cette valeur refuge par excellence. Avec un record de 1.254,50 dollars l’once le 8 juin dernier. Une once d’or pesant 31,1 grammes.

Cela fait une dizaine d’années d’affilée que l’or grimpe, une ascension entamée peu temps après le 11 septembre 2001.

Source graphique: munknee.com

La ruée sur l’or.

Quelques données pour mesurer l’engouement pour le métal jaune:

  • –>La Monnaie des États-Unis est à court de pièces d’or.
  • –>Le mois dernier l’Afrique du Sud a accru de 50% sa production de Krugerrand, son plus haut niveau depuis 25 ans.
  • –>La contrepartie des ETF, des instruments qui permettent d’investir dans l’or sans livraison physique, atteint 1.856 tonnes d’or contre 500 tonnes en 2005.

La crise des déficits publics en Europe et la chute de l’euro ont attisé la crainte des investisseurs. Mais ce qui inquiète davantage ce sont les USA, où la dette est intenable et le jour approche où il faudra le reconnaître, écrit le New York Times.

Pour payer ses dettes un gouvernement a le choix d’imprimer de la nouvelle monnaie, ce qui entraîne une inflation et renforce la valeur du métal jaune.

Peter D. Schiff, né en 1964 à New Haven (Connecticut), est un économiste et entrepreneur américain, président de Euro Pacific Capital Inc

L’économiste Peter Schiff qui figure parmi « Les gourous de la débâcle » envisage même l’émergence d’un marché noir aux États-Unis où certains commerçants refuseraient les billets et exigeraient de l’or.

Pour découvrir les principales réserves d’or dans le monde par pays, cliquez sur l’infographie.

To Acheter OR not to Acheter?

A vous de voir bien sûr… Mais méfiez-vous des bulles.

Pour ceux qui sont tentés, voici les différentes façons possibles d’investir, directement ou indirectement, dans l’or.

  • –>L’achat physique. Vous pouvez acheter des lingots (en général un kilo) ou des pièces d’or auprès de votre banque ou d’un spécialiste. Les emporter ou les mettre en coffre. Faites attention aux frais de livraison.
  • –>Les ETF sur l’or. Il s’agit d’un tracker (fonds coté) dont l’objectif est de reproduire les performances du métal jaune. Il existe aussi des ETF sur le CAC 40 ou sur le DAX. Ils s’échangent en Bourse aussi facilement que les actions. Des ETF sont cotés sur Euronext.
  • –>Les produits dérivés. A ne pas mettre entre toutes les mains. Comme avec les call et put classiques, on peut tout perdre. Pour investisseurs expérimentés.
  • –>Les mines d’or. Grand classique. La Bourse de Bruxelles fut d’ailleurs, en son temps, une place réputée en la matière. Elles permettaient de profiter de l’effet de levier. Moins maintenant vu le niveau du cours de l’or.
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